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mercredi 23 octobre 2013

Au bois !

La semaine dernière, mes parents sont venus me trouver. Et pour une fois nous sommes allés promener un peu à la forêt. Tout en marchant, mon papa m'a raconté un de ses souvenirs qui lui revenait. Il connaît cette forêt pour avoir grandi dans le village avoisinant.


1938 : Mon papa avait 4 ans, son grand-père avait commencé à le prendre pour aller avec lui au bois. Louis n'aimait pas y aller seul et son petit-fils Gaston aimait bien l'accompagner. Ils se levaient à 4h du matin et ils partaient à pied jusqu'à la forêt du village voisin.
Là, Louis commençait par allumer un feu. Et Gaston devait s'occuper et apporter des branches pour alimenter le feu.
Vers 9h, c'était la pause et Louis confectionnait un arc et des flèches pour son petit fils. Le petit Gaston jouait avec son arc pendant que Louis abattait quelques arbres.

C'était tout un coin de forêt que Louis avait misé pour 2.50 Fr. Il devait abattre tous les "petits" arbres de 20 à 30 cm de diamètre mais il devait aussi ramasser tout le bois sec, couper et nettoyer tous les fourrés alentours. Pour cela il prenait une grande serpe et par grandes volées, il éclaircissait les haies de buissons. Pour abattre les arbres, il devait d'abord creuser un trou autour du tronc pour le dégager et le couper le plus près possible du sol. La commune venait contrôler si le travail était bien fait. Louis avait une hache avec un très long manche. A chaque coup de hache, la lame tombait exactement dans l'encoche du coup précédent. Louis était un homme très robuste et très habile. L'arbre était au sol très rapidement.

Le petit Gaston avait fini par perdre les quelques flèches dans les buissons et son grand-père interrompait son travail pour venir l'aider à les retrouver.

A midi, ils mangeaient un morceau de pain et de fromage au bord du feu. Puis dans l'après-midi, Gaston dormait parfois un moment dans les feuilles. Pendant ce temps Louis continuait son travail, il devait enlever les branches et scier les troncs en tronçons de 2 m. Ensuite il les remontait jusqu'au chemin où un ami viendrait les chercher plus tard avec sa charrette et son cheval. 

A la fin de la journée, ils s'arrêtaient au café de La Tine. Louis prenait 2 déci de rouge et Gaston recevait un sirop. Le tenancier, Michou l'oeil élastique, ne se levait pas, ils allaient donc eux-même se servir derrière le comptoir. Puis ils sirotaient tranquillement leur boisson, récompense d'une bonne journée.

Le travail du bois prenait beaucoup de temps et une bonne partie des dimanches y passait. Une fois le bois arrivé à la maison, ils devaient encore le scier en plus petites bûches, puis le fendre à la hache.

Gaston a aidé son grand-père ainsi pendant des années. Plus il grandissait et plus il pouvait l'aider au travail du bois. Il se rappelle bien avoir remonté les tronçons jusqu'au chemin. Plus tard une camionnette est venue remplacer le transport avec la charrette.

A l'âge de 17 ans, Gaston se rappelle avoir voulu remplacer son grand-papa dans l'abattage des arbres. Mais il n'a jamais réussi à le rivaliser. Il lui fallait 2 à 3 fois plus de temps que son grand-père pour abattre un seul arbre.

ça m'a fait plaisir que mon papa me raconte cette histoire de son enfance. Il m'a parlé de ce souvenir avec plaisir comme du bon temps passé avec son grand-père. Et de m'imaginer que cela se passait par ici, dans les forêts où je me promène souvent. C'est assez drôle en fait que j'habite tout près de la commune d'origine de mon père.

mercredi 9 octobre 2013

Un petit message sur mon blog en passant, je n'ai plus d'appareil photos, ce qui me ralenti à écrire ici. En attendant j'ai retrouvé des photos de 2004 ! Ouh la ça fait loin...


mes enfants avaient 12 et 10 ans !


 C'était l'âge des grimaces !





et où l'on ne sait pas très bien qui fait le plus le singe... 


L'âge où elle lisait Eragon et Harry Potter. Juste avant l'adolescence, lorsque mes enfants étaient encore d'accord de faire une sortie avec leur maman ! 


Comme c'est drôle de revoir ces photos, il faudra vraiment que je mette de l'ordre dans mes photos et dans mes albums, ce sont de beaux souvenirs. 

Je suis très fatiguée ces jours et aussi assez submergée. Au travail nous avons plein de projets. Cet été le module de scolarité spécialisée a déménagé, ce qui m'a donné des tonnes de paperasserie, ce dossier n'est pas terminé et nous entreprenons les travaux de réparation de la piscine du foyer. En plus un projet de construction de studios. Tout cela sans oublier les travaux pour la bonne marche quotidienne de l'institution. Je n'ai pas de quoi m'ennuyer !

A côté j'ai mes tâches liées à la gestion de la chorale. C'est du travail aussi, avec l'organisation de 10 concerts pour la période de novembre à décembre. Et les projets pour 2014. Un échange avec une autre chorale ainsi qu'un flashmob. Tout cela me réjouit beaucoup mais j'ai un peu trop ces temps.
Et il faut aussi que je pense à m'entraîner nos nouveaux chants que je me réjouis tellement d'interpréter prochainement pour nos concerts. Le premier aura lieu le 14 novembre à Châtel-st-Denis puis le 27 à la Chaux-de-Fonds. 

Bon je dois aller chercher mon fils aux cours ce soir, alors à bientôt et bonne soirée !

jeudi 11 avril 2013

Les sobriquets sont devenus des nickname ou pseudo

J'ai grandi dans un petit village du canton de Vaud. A cette époque, tout le monde se connaissait. Les enfants devaient dire bonjour aux gens qu'ils croisaient, et tout se savait. La moindre bêtise et nos parents étaient mis au courant le soir-même !


Les hommes de la génération de mon papa portaient des sobriquets, j'y ai repensé aujourd'hui quand ma mère m'a annoncé que "le Gris" est décédé. Le Gris, je me rappelle bien de lui avec ses cheveux vraiment très gris. Au village il y avait aussi Gné-Gné, son vrai prénom : Daniel, mais à son entrée en classe il n'était, paraît-il. pas arrivé à prononcer son prénom et le surnom lui est resté ! Il y avait aussi Banago ! Car il disait adorer cette boisson chocolatée. Et Riquet ! Il y avait aussi Cui-cui, diminutif de son nom de famille et son fils a été appelé "le Ptit cui-cui", le frère de Cui-cui était "le Grand-cui-cui". Il y avait aussi Prunaux (j'ai jamais su pourquoi !!! ) et bien sûr en haut du village "Cadet" et  "Quin-quin" celui-là je ne l'aimait pas car il me faisait peur, il avait mauvais caractère. Quand j'étais à la fanfare, un jour après un cortège nous avons eu du pain/fromage et il m'avait dit que j'étais une fille pénible car je ne mangeais pas la couenne du morceau de gruyère. Le Zim c'était le menuisier. Et le Grapion parce qu'il était radin. Et les Tui-tui, le père, le fils, le frère, etc.... Pom-pom, assez bouboule et Le Grand Zémet, très grand évidemment. Moustache et le gendarme.... je ne me rappelle plus de son sobriquet.... si ça me revient cette nuit, je viendrai le rajouter !!! et bien sûr il y en a encore plein que j'oublie ou que je ne connais plus.... mon papa en sait beaucoup d'autres !

Bref c'était un tout petit village de 360 habitants à l'époque, maintenant le village compte 926 âmes !! Les gens ne se connaissent plus si bien, c'est une cité dortoir comme on dit, proche de l'autoroute en 15 min à Lausanne. Les sobriquets ont disparu au profit des pseudo sur internet ;-)

mardi 12 mars 2013

1er jour d'école


Voici la photo de mon premier jour d'école !!
C'était au printemps 1970, j'avais juste 4 ans et quelques ! Je commençais l'école enfantine. 
Pour mon frère Daniel c'était aussi son premier jour d'école il a presque 2 ans de plus que moi, mais le nouveau regroupement scolaire venait de se faire et il entrait directement en 2ème enfantine. Nous étions donc dans la même classe. 
Mon grand frère Norbert qui a 4 ans de plus que moi, allait déjà à la grande école.

Nous devions prendre un petit bus pour aller en classe deux villages plus loin.
Mon plus grand souci, mon premier jour d'école, était d'arriver à ouvrir mon sac d'école !! Les 2 boutons-catadioptres qu'on voit sur cette photo, allaient dur, et ma maman m'avait dit de demander à mon frère si je n'y arrivais pas !
Ma maman nous a amené en classe et nous a placé mon frère et moi côte à côte. (A cette époque, les papas n'étaient pas présents dans ce genre de circonstances, c'était la tâche des mamans d'amener les enfants à l'école). A peine les mamans parties, la maîtresse d'école nous a replacé et je me suis retrouvée assise à côté d'un garçon qui s'appelait Gérard. 


Voici ma première photo de classe. J'ai fait une grande partie de mes classes avec tous ces enfants. Avec certains, j'ai même terminé ma scolarité.
Comme nous étions toujours 2 années scolaires par classe, je me retrouvais dans la même classe que mon frère une année sur deux.


Nous voici les 3, avec notre chien "Copain" tout jeune ! Tous les jours ma maman nous amenait au bus avec Copain !


mardi 6 mars 2012

L'arbre de vos 20 ans


En se promenant, j'ai enfin retrouvé cet endroit où nous étions venus, il y a des années, avec ma fille planter l'arbre de "ses" 20 ans. 


Invités par la commune, les enfants de cette année-là avaient planté cet arbre. Celui-ci est devenu très beau et si grand qu'il ne tient pas sur ma photo !



A son pied, un grand champignon sur lequel, il y a gravé leur année de naissance.



A chaque année son arbre.... Tout au long du chemin les années défilent avec leur arbre toujours plus grand.



De jolis champignons tous différents, gravés de leur année de naissance.





Et voici l'allée des plus jeunes arbres, solidement attachés à leur tuteur !

lundi 27 septembre 2010

Ma sorciere bien aimee




Qui se souvient de "Ma sorcière bien aimée" ??





Quand j'étais enfant, nous regardions cette série avec beaucoup de plaisir. J'adorais les tours et astuces de Samantha.


 Il y avait le mari modèle Jean-Pierre




 
        la belle-mère Endora.

 Tabatha la petite fille, était déjà une petite sorcière. Diane et Erin Murphy  se partageaient ce rôle. Je n'avais pas imaginé qu'il y avait deux fillettes pour tenir ce rôle.






Régulièrement le gentil Jean-Pierre était ensorcelé ! A moins que ce n'était le tour de son patron Alfred ! 


Il y avait aussi la fameuse tante Clara, qui souffrait de trous de mémoire et se trompait dans ses formules magiques et transformait le voisin en âne ou arrivait par la cheminée au lieu d'atterrir devant la porte !






On a bien rigolé avec cette série ! Ces jours, notre chaîne de TV nationale nous passe quelques épisodes. Je m'étonne, en les regardant avec mes yeux d'adulte, comme les acteurs sont excellents, des idées et trucages de l'époque pour donner l'illusion de toutes ces sorcelleries. Cette série était très bien faite et tellement drôle à comparer aux séries actuelles qui ne semblent plus pouvoir éviter ni la violence ni les scènes extrêmes.




Mais le plus étonnant c'est l'évolution des mentalités depuis ces années 1966 à 1972 années du tournage de cette série : la famille modèle, la femme au foyer parfaite, le gentil mari qui a un bon travail. La voiture garée devant la maison familiale. Et surtout le statut de la femme de l'époque. J'ai vu un épisode où Samantha enceinte demande de l'aide à son mari. Et le gentil Jean-Pierre fait le maximum, mais Alfred lui explique qu'il ne doit en rien aider son épouse, qu'elle doit continuer à faire son ménage seule ainsi l'enfant sera en meilleur santé ! C'était déjà le début des remises en question à ce sujet. Heureusement que les mentalités ont un peu évolués dans le bon sens ! 




Parfois je me dis qu'avec notre vie de femme-employée-maman-ménagère-active à l'extérieur et sur tous les registres, nous avons certes + de libertés et d'indépendance, en direction de cette fameuse égalité. Cependant on court on court toute la journée !  Et parfois j'aimerais pouvoir retrousser mon nez à la manière de Samantha et utiliser la sorcellerie pour expédier quelques corvées vite fait !



A vous qui visitez mon blog, je vous offre une fleur, un coeur à emporter chez vous, plein de bonheur...