lundi 27 septembre 2010

Ma sorciere bien aimee




Qui se souvient de "Ma sorcière bien aimée" ??





Quand j'étais enfant, nous regardions cette série avec beaucoup de plaisir. J'adorais les tours et astuces de Samantha.


 Il y avait le mari modèle Jean-Pierre




 
        la belle-mère Endora.

 Tabatha la petite fille, était déjà une petite sorcière. Diane et Erin Murphy  se partageaient ce rôle. Je n'avais pas imaginé qu'il y avait deux fillettes pour tenir ce rôle.






Régulièrement le gentil Jean-Pierre était ensorcelé ! A moins que ce n'était le tour de son patron Alfred ! 


Il y avait aussi la fameuse tante Clara, qui souffrait de trous de mémoire et se trompait dans ses formules magiques et transformait le voisin en âne ou arrivait par la cheminée au lieu d'atterrir devant la porte !






On a bien rigolé avec cette série ! Ces jours, notre chaîne de TV nationale nous passe quelques épisodes. Je m'étonne, en les regardant avec mes yeux d'adulte, comme les acteurs sont excellents, des idées et trucages de l'époque pour donner l'illusion de toutes ces sorcelleries. Cette série était très bien faite et tellement drôle à comparer aux séries actuelles qui ne semblent plus pouvoir éviter ni la violence ni les scènes extrêmes.




Mais le plus étonnant c'est l'évolution des mentalités depuis ces années 1966 à 1972 années du tournage de cette série : la famille modèle, la femme au foyer parfaite, le gentil mari qui a un bon travail. La voiture garée devant la maison familiale. Et surtout le statut de la femme de l'époque. J'ai vu un épisode où Samantha enceinte demande de l'aide à son mari. Et le gentil Jean-Pierre fait le maximum, mais Alfred lui explique qu'il ne doit en rien aider son épouse, qu'elle doit continuer à faire son ménage seule ainsi l'enfant sera en meilleur santé ! C'était déjà le début des remises en question à ce sujet. Heureusement que les mentalités ont un peu évolués dans le bon sens ! 




Parfois je me dis qu'avec notre vie de femme-employée-maman-ménagère-active à l'extérieur et sur tous les registres, nous avons certes + de libertés et d'indépendance, en direction de cette fameuse égalité. Cependant on court on court toute la journée !  Et parfois j'aimerais pouvoir retrousser mon nez à la manière de Samantha et utiliser la sorcellerie pour expédier quelques corvées vite fait !



mercredi 22 septembre 2010

Sur les traces des dinosaures

Départ pour le Valais très tôt le matin. De Martigny, montée par la vallée du Trient, Finhaut, et arrivée à Emosson et son barrage.




Face à nous, un panorama époustouflant, les Alpes, des glaciers, bien visibles et dans toute sa magnificence le Mont Blanc !




Il fait super beau, encore un peu frais, mais la journée promet d'être magnifique. Nous mettons les chaussures de marche. Sur le parking, il y a beaucoup de monde qui se prépare aussi pour partir en randonnées. Nous sommes à 1930 m d'altitude.




Café au lait et jus d'orange avant de commencer notre rando !




Nous traverserons d'abord les 560 m de couronne du barrage. Le lac est magnifique, il y a même un pêcheur. Nous entamons la montée par un joli sentier alpestre.




 Nous profitons de faire des photos et d'admirer ce paysage magnifique.




Nous passons par l'itinéraire de la gorge de la Veudale. La pente est par moment assez escarpée.




Le sentier longe la chaîne des Perrons dans un cadre bucolique. Il fait très froid à l'ombre, quelques névés ont même résisté à l'été. Au soleil il fait bien chaud maintenant, il est déjà midi.




Nous profitons de ce joli coin près de la rivière et ce joli vallon pour pique-niquer.
















ça monte, ça monte, je m'épuise... 




La brèche des Perrons et le barrage d'Emosson est loin là-bas au fond !


Le dernier passage est difficile, raide et ou il faut parfois s'aider des mains pour véritablement grimper ou se hisser sur le rocher suivant. J'ai bien cru que je n'y arriverai jamais. Il fallait pousser sur les jambes, tirer sur les bras, je devais respirer à fond, ma tête tournait, ça n'en finissait plus. Vers le haut, un passage très étroit, ou il fallait se hisser, j'ai cru que je ne passais pas.... pfff ... si près du but... ... Finalement je suis passé et il fallait encore monter à flanc de coteau dans un pierrier... là j'apercevais enfin le sommet ! 




 Nous arrivons enfin au sommet à 2500 m, il est presque 14h. A cet endroit, le paysage change complètement, nous sommes dans un arc de montagnes noires, un paysage quasi lunaire. Là en-haut ça souffle et nous remettons les polaires.




Nous sommes maintenant au-dessus du 2ème barrage et le lac du Vieux Emosson. 




Il faut alors redescendre sur l'autre versant à 2400m pour arriver enfin sur le site des TRACES DE DINOSAURES !!!




Premier coup d'oeil sur le site des traces de dinosaures !




Cette ancienne plage de l'océan alpin était fréquentée il y a 230 millons d'années par des dinosaures. Malgré les bouleversements liés à la collision des plaques continentales africaine et européenne, les sédiments humides sur lesquels ces animaux préhistoriques imprimèrent leurs pas s'étaient suffisament durcis pour être encore visibles après transport et érosion à cette altitude.




On peut remarquer des empreintes fossilisées de 3 et 5 doigts et, dans certains cas, du coussinet plantaire fossilisées dans ce qui était à l'époque une plage de sable. C'est une des rares vallées des Alpes où l'on trouve plus de 600 traces fossilisées intactes de dinosaures. Il est difficile de donner une estimation sur le nombre d'animaux (40?) et d'espèces différentes (9?) qui passèrent sur cette plage. 



La dalle appartient à la couverture autochtone d'âge secondaire du massif cristallin des Aiguilles Rouges dans le domaine externe (helvétique ou dauphinois selon les géologues suisses ou français) des Alpes occidentales.



La couche à trace de pas est un grès moyen à fin avec un ciment calcaire et de couleur beige jaunâtre.
Un grès est une roche sédimentaire détritique composée de grains de quartz (au moins 50%) liés par un ciment calcaire ou siliceux : on peut parler de "sable consolidé".
Cette couche s'est déposée sous une faible tranche d'eau, il y a 230 millions d'années, au Trias, c'est-à-dire au début de l'ère Secondaire ou Mésozoïque.


La fossilisation de ces empreintes est due à la convergence d'un certain nombre de facteurs :

- un sable fin avec des particules inférieures à 1 mm de diamètre,
- un certain degré d'humidité rendant le sol plastique afin que le pied s'imprime bien,
- un durcissement rapide du sédiment par assèchement, donc une période humide suivie d'une période sèche,,
- le remplissage relativement rapide des empreintes par une arrivée d'eau chargée de sédiments fins.



Je contemple ces plateaux remplis d'empruntes et de vaguelette. J'imagine que ces traces datent de 230 millions d'années et le miracle qu'elles soient conservées malgré la neige et les intempéries de ces altitudes.


Nous devons quitter cet endroit incroyable, car l'après-midi touche à sa fin, et il faut encore redescendre une bonne dizaine de km. 


Retour par la rive gauche du Lac du Vieux-Emosson à 2'205 m, puis descente jusqu'au lac d'Emosson à 1'930 m


vendredi 17 septembre 2010

Faut-il toujours galérer pour avancer...

Quelques pensées personnelles, questions que je me pose à moi-même. Aucunement pour pleurer sur mon sort, je sais bien que je suis encore privilégiée sur cette planète. Juste pour faire un peu le point, peut-être pour m'éclaircir la tête ! Introspections qui me reviennent régulièrement. Pourquoi ? Je n'en sais rien, peut-être parce que j'ai vécu ces deux dernières semaines à un rythme effréné, que je suis épuisée, que divers éléments, comme la perte d'une amie chère, mes examens médicaux, une nouvelle proposition d'emploi, me font gamberger et me remettre en question.


Je suis dans une sorte de cercle que je n'arrive pas à modeler différemment. Dans un sens ma santé, eh oui encore elle, qui me restreint au niveau de mon emploi. Je n'arrive pas à augmenter mes pourcentages de travail,  ce qui me restreint dans mes choix professionnels. Ces emplois qui me font gagner modestement. Revenus modestes qui nous font vivre modestement, qui nous empêchent de faire quoique ce soit de plus, comme de voyager ou de profiter d'autres loisirs. Loisirs et désirs de mes ados auxquels je ne peux répondre. Et là encore j'aimerais pouvoir profiter plus avec eux, mais c'est difficile de concilier nos 3 agendas, surtout les leurs, et la cruelle impression de rater quelque chose, l'impression qu'on pourrait faire mieux. Enfants que j'élève toute seule depuis des années. Certes je pense aussi, que si mes enfants sont confrontés à des refus, ça ne peut que les aider à grandir et à structurer leurs demandes. Mais à chaque fois que j'aimerais y répondre, je me sens frustrée de ne pouvoir leur donner plus. Il faut calculer pour tout. La pension de leur père qu'il n'augmente jamais et pour laquelle il trouve toujours prétexte à râler, comme si je lui coupais ses vivres, et qu'il n'arrive pas à comprendre que c'est une toute petite part de contribution aux frais des enfants qui sont, de plus, les deux en formation ! Tout cela me fait reconsidérer mes revenus, et le besoin de travailler plus et la réponse toute simple, c'est qu'il ne m'est pas possible d'en faire plus, je n'arrête pas, des tonnes de trucs à faire, mes journées finissent à 23h et là je suis au-delà de mes limites, et ma santé va en payer le prix, ce qui n'est pas la bonne recette. Ma santé qui me coûte tellement chère, bien au-delà de ce que me rembourse l'assurance, et encore une dépense que je préférerai attribuer à me reposer en vacances avec mes enfants.


J'ai fait le tour du cercle et je ne trouve toujours aucun moyen d'y changer un seul élément, la seule chose qui change ce sont mes enfants, qui grandissent, auront bientôt leur métier, leur revenu et leur vie indépendante de moi.


Je me demande si tout cela à encore un sens, à force de tourner tous les éléments dans tous les sens. Le bonheur d'être en vie et de pouvoir continuer à essayer de faire quelque chose de bien, au moins pour mes enfants...


Pensées, pensées, la réalité sonne rapidement à ma porte pour me remettre les idées là où il faut qu'elles soient : mes enfants ont faim ! ça c'est bien réel, je dois préparer le dîner et après sortir la lessive... La vie continue avec des choix qui nous appartiennent à ce qu'il paraît...

jeudi 16 septembre 2010

Flamant rose - Phoenicopterus roseus à Préverenges


Bagué en Camargue en 1991, ce flamant a perdu le nord et s'est retrouvé en Suisse au bord du Lac Léman ! En tout cas s'il cherchait l'Afrique du Nord, il doit avoir un peu froid aux pattes. Ce flamant âgé de 19 ans est resté 3 jours sur nos rives.







Le voici poursuivi par un cygne, pas très hospitalier avec ce cousin au plumage rose !


mercredi 15 septembre 2010

Excursion à Salanfe

Excursion à Salanfe les 10 et 11 août 2010.


 départ avec le sourire !!

Départ pour le Valais, par l'autoroute jusqu'à Martigny, montée à Salvan et ensuite direction du Vallon de Van. 1h45 de route. Je vous épargne la route en lacets, sur laquelle on ne peut croiser, et qu'il faut manoeuvrer près du précipice pour laisser passer l'autre véhicule, ensuite les tunnels à une seule voie, et les contours où seul le klaxon donne la priorité ! Par chance, je n'ai pas eu le plaisir de croiser le bus postal qui descendait ! Nous avons déposé notre voiture au petit camping de Van-d'en Haut. Enfilé les chaussures de marche et nous voici partis pour 2 heures de montée pour se rendre au Lac de Salanfe à 1950 m. 









Vous imaginez Pinky et sa forme olympique !!! Mais je monte je monte, pas très vite c'est vrai mais je tiens mon rythme ! 




On regarde aussi la vue, on admire les ruisseaux, les rochers, les fleurs, oh tiens une couleuvre dans le pierrier ! Et une chenille bien jolie !





















cette photo et les autres ont été prises par mon ami Thierry



le chemin en lacet et tout en-haut le barrage


Aucune difficulté technique sur ce chemin de montagne, sauf que ça monte vraiment. On aperçoit le barrage là-haut !





C'est bon, j'y suis arrivée ! Pour mon ami évidemment c'était une balade facile !







  Thierry à l'Auberge de Salanfe
L'Auberge est super confo, un palace de montagne ! et la vue ! Un spectacle qui vaut la peine. Nous sommes exactement dans un cirque naturel formé par la chaîne des Dents du Midi, le Massif de la Tour Salière, le Luisin et les Petits Perrons. Au milieu de cette cuve naturelle, le lac artificiel de Salanfe et son barrage. 

On voit l'Auberge de Salanfe en contre-bas et en-face le Massif de la Tour Salière, le lac et le barrage-poids de Salanfe avec une capacité de 40 millions de m3.

L'endroit est super calme, on entend les sifflets des marmottes et les cris des chocards. 


Déjà repartis pour de nouvelles découvertes, nous nous baladons aux alentours de l'Auberge et réussissons à observer une marmotte. Nous nous rapprochons d'elle petit à petit. Elle devait bien se marrer de nous voir à plat ventre dans la prairie de montagne, aïe il y a plein de chardons ! Au fur et à mesure que nous avançons discretos dans sa direction, comme par hasard elle part toujours un peu plus haut dans le pré au-dessus de son dédale de galeries ! Fute-fute la marmotte !




Attendez j'ai appris par coeur le nom des Dents du Midi, il y en à 7 : alors il y a la Grande Cime, les Doigts (oui c'est étrange de donner ce nom de "doigts" à une "dent" du midi... mais elle a de petits pics qui ressemblent peut-être à des doigts... avec de l'imagination), ensuite il y a la Dent Jaune, pfff encore une qui ne connaît pas l'usage de la brosse à dents, l'Eperon, La Cathédrale, la Forteresse, et la Cime de l'Est.  Yes !


Imaginez qu'il y a des randonneurs qui en font le tour des Dents du Midi, mais il faut compter plusieurs jours de marche. Et des grimpeurs, qui les escaladent !! Eh ben, ce n'est pas pour moi tout ça !!! Je vais me contenter de mes petites balades. 



Le lendemain, je ne sais pas ce qui m'a prit, mais j'ai proposé de monter au Col du Jorat... cela devait être l'ivresse de l'altitude qui me donnait des idées aussi inattendues ! Ah lalala et ça montait ça montait.... 2'212 m ! 




Le soleil jouait à cache-cache avec les nuages, des volutes de brumes passaient à notre hauteur, puis disparaissent aussi vite.




 Les sommets des cimes environnantes étaient dans les nuages. 

La prairie était de toute beauté, des fleurs des fleurs partout, de toutes les couleurs.



Arrivée au Col du Jorat 2'212 m




 






C'était absolument superbe. Au sommet du col, une croix usée par les intempéries, les tempêtes de neige et de vent. La vue sur l'autre versant des Alpes et en bas, au loin, tout petit et pas très net, le Lac Léman !


















Thierry à la Croix du Col du Jorat, au loin dans la brume les Alpes vaudoises et le lac Léman  


























C'est moi, juste là, j'admire le paysage et j'essaie d'apercevoir des bouquetins, mais ils n'étaient pas là.


Ensuite nous sommes redescendus et avons encore entrepris le tour du Lac de Salanfe, cette fois je m'assurais une marche à plat !




 J'ai trouvé très impressionnant d'être si proche de ce glacier noir, recouvert en partie de gravats noirs et voir la cascade qui se déversait au bas de ce glacier, et cet immense delta de cailloux gris à l'embouchure du petit Lac.




De retour à l'Auberge, nous profitons de faire une petite pause avant d'entamer la descente. 





Le chemin escarpé en lacets, descend rapidement, j'ai peine à croire que je suis montée par là. C'est plus rapide que la montée, mais aïe mes gambettes, ça tire aussi sur les muscles la descente.



Le lendemain, mes pauvres muscles me font mal, de haut en bas et de bas en haut ! pfff ! Malgré mes grimaces, j'ai la tête pleine d'images, de paysages, de fleurs, c'était tellement beau que j'ai bien envie d'y retourner pour tester d'autres randonnées.
A vous qui visitez mon blog, je vous offre une fleur, un coeur à emporter chez vous, plein de bonheur...