La Tourbière du marais rouge
Nous avons découvert cet endroit magnifique par sa particularité et ses couleurs. Cette tourbière, aujourd'hui réserve naturelle, était très exploitée à l'époque de la dernière guerre, comme les autres tourbières de Suisse. La tourbe servait de combustible de chauffage aux ménages qui manquaient de charbon. L'exploitation du mazout et du gaz naturel permit d'arrêter l'exploitation des tourbières.
A ce jour l'association ProNatura a reconstitué les marais nécessaires à ce biotope.
Une humidité permanente, un microclimat froid, un tapis de mousse fait de sphaignes
C'est comme ceci qu'on découpait les briques de tourbe avant de les faire sécher pour en faire des briques de combustibles pour le chauffage.
L' accumulation, sur des milliers d'années, des débris de sphaignes (ces mousses que l'on trouve en milieu humide), ajoutée à l'eau qui rend le milieu asphyxiant, conduit à la formation d'un combustible fossile, la tourbe.
La flore des tourbières est précieuse, chaque espèce ayant développé des astuces pour survivre dans ce milieu peu accueillant, acide et pauvre en azote.
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| Sarracenia |
Certaines plantes sont carnivores : la Drosera trouve une source d'azote dans les insectes capturés par les petits tentacules recouvrant ses feuilles.
Tout cela au milieu d'une forêt de bouleaux, essentiel à l'équilibre de ce milieu.
Orchidées et bruyères s'associent avec des champignons fixateurs de phosphore et d'azote. Lézard, héron cendré mais aussi loutre y trouvent leur refuge !
Nous nous promenons sur le sentier de caillebotis aménagés pour les visiteurs, c'est très agréable et assez ludique de marcher sur ces chemins sur pilotis.
Eh oui, la plante carnivore cachée dans la boîte n'avaient pas mangé depuis très très longtemps, mais là, elle s'est régalée :-P