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jeudi 18 juin 2015
18 juin 2015
Je vois passer les jours, ils filent encore plus vite qu'en temps normal... Les échéances pour ma santé se rapprochent. D'un côté l'attente est difficile à vivre et d'un autre côté j'aimerais la retenir... c'est tellement bizarre de vivre cette attente.
Mon déménagement n'est pas encore décidé car mon fils n'a pas trouvé d'appartement, ni de colocation, la pénurie d'appartements dans notre région ne donne pas beaucoup de choix, il faut prendre des appartements excessivement chers ou alors totalement pourris.. Alors on prend le temps de trouver quelque chose d'adéquat.
Au boulot, j'ai beaucoup, encore les budgets 2016 à terminer et en parallèle je forme une personne pour me seconder et me remplacer. Les travaux à préparer à l'avance avant l'été. Les changements en perspective, effectif, normes, ouverture du foyer, me donnent tellement à faire et à prévoir.
Du côté famille, ma fille termine gentiment son uni, elle est dans ses derniers jours d'examens.
Mon fils travaille bien, ces cours de brevet sont terminés pour cette session.
Et mes parents n'arrêtent pas avec les soucis de santé, à leur âge... évidemment. La cataracte, une phlébite, et ma mère qui chute accidentellement. Décidément mauvaise passe.
Sinon notre chat de 17 ans va mieux.. Elle ne voit plus grand chose et elle n'entend presque plus, mais elle a décidé d'aller tous les jours, plusieurs fois, boire l'eau fraîche de la fontaine l'autre côté de la route... eh oui... impossible de lui faire changer de trajectoire. Elle joue les ralentisseurs de trafics, mais à 17h ça me fout les frissons. J'essaie de l'enfermer dans ces heures-là.
Avec la chorale, c'est la fin de notre saison printanière, plus que 2 mariages et 2 concerts... On a de jolis nouveaux chants, et ça me plaît. J'ai essayé de tout donner en tant que Présidente. Je n'ai pas trop oublié de choses, juste un deux petits trucs d'organisation, comme les textes de présentation des chants, mais ça a été rattrapé de justesse. . Je perds un peu trop vite patience quand on me pose des questions bêtes mais c'est comme ça, les gens se laissent porter par les personnes responsables, j'ai parfois l'impression d'être la maman de 50 choristes. Pour la saison de Noël déjà 3 concerts en perspective, et d'autres projets dans lesquels j'essaie de m'investir mais pour lesquels il m'est si difficile de me projeter...
Depuis ces nouvelles pour ma santé, j'ai de la difficulté à tout gérer de front comme avant. Je suis épuisée, j'ai des oublis et j'ai l'impression de ne pas être compétente. Mais les choses avancent et j'essaie d'être à la hauteur. J'essaie de sourire à la vie et d'en profiter. Parfois encore des gouffres d'angoisse où je m'engloutis totalement. Mon echocardiographie de mardi semble en ordre, c'est le reste, les artères qui détraquent , foutues artères ou artères foutues... c'est de la m. Le coeur et ma valve semble dans des fonctions correctes vu le contexte. Je me motive jour après jour pour atteindre les objectifs que je me fixe. J'ai des tonnes de choses à faire et je n'aurai jamais assez de temps.
On s'est prévu de beaux projets pour l'été, d'abord un séjour en Italie avec mes enfants et dans un deuxième temps un beau voyage avec mon chéri. Je me réjouis tellement mais je ne suis pas prête du tout. Je vais partir sur les chapeaux de roues comme on dit. L'important c'est de vivre des choses ensemble. Dès la rentrée, nouveau scan et nouveau verdict... WHY WHY WHY ?
mardi 13 janvier 2015
Janvier mi-figue
En janvier, il y a les deux anniversaires de mes grands loulous.
Le 13 janvier c'est celui de ma fille.... encore une fois elle est en pleine session d'exa pour ses études de biologie, On lui tient les pouces !!!!
J'irai juste lui faire un coucou chez elle en fin d'après-m. pour ne pas trop la déranger dans ces révisions et lui apporter quelques bricoles. Ca c'est le côté mi-raisin, doux et frais.
Mais il y a ce côté mi-figue... que celui qui s'arrête sur mon blog ne se sente pas obligé de lire car c'est mon côté tristounet. Ces temps je ne suis pas su top à cause des derniers résultats pour ma santé, j'ai dû passer un scanner supplémentaire jeudi, ce qui m'a mis au tapis. Entre le rhume l'angine et en plus les médicaments pour supporter le produit de contraste, j'étais HS tout le weekend.
C'est aussi difficile car tout cela me rappelle l'année où ma fille est née, toute cette période de noël, avec toutes ces angoisses. C'était en 92 et du 11 novembre au 13 janvier c'était franchement l'horreur. Finalement elle était née prématurément, par une césarienne organisée... car mon coeur risquait de lâcher, en résumé j'ai failli y passer, elle aussi, mais on s'en est bien sorties.

Et voilà les perspectives pour ma santé aujourd'hui sont mauvaises et j'angoisse à nouveau sur cette période de décembre-janvier. Jeudi je devrai avoir enfin des résultats sur les techniques d'opération proposées, les délais, les risques et tout...

En plus, jeudi soir, on donne un grand concert avec le groupe et je ne sais si je vais arriver à gérer tout cela. Quelle série, déjà que lors des concerts de noël c'était pour moi très difficile de chanter avec toutes ces angoisses plein le corps, difficile de respirer correctement, le torticolis et le dos à moitié bloqué. Les fêtes de noël passées, j'ai fait un grand ouf,
Et heureusement, j'ai mon ami qui me soutient bien et se charge de me changer les idées. Je n'ai pas encore parlé de tout cela à ma fille à cause de ses exa, ni à mes parents car je ne voulais pas leur gâcher les fêtes.
Cette semaine s'annonce avec de grosses émotions... up... comme l'anni de ma fille puis down avec les résultats du chuv... et up avec un concert, mais suis pas sûre que mon organisme tienne ces mouvements de yoyo... et là je suis mal fichu... et ce n'est pas un hasard. Et dans tout cela faut aller bosser car j'ai des tonnes de boulot de compta. Je me livre un peu là, mais voilà mon blog est aussi là pour ça.
Le 24 janvier ce sera l'anniversaire de mon fils et je n'ai encore rien préparé, je suis un peu vide, une chose après l'autre et d'ici là j'espère avoir retrouvé quelque énergie.
La nouvelle année 2015 commence bizarrement avec des fous qui tirent sur des innocents, blessent et tuent des gens qui par malheur ont croisé leur chemin. Je pense bien à toutes ces victimes et leur famille.
Noémie... croquée lors du festival de la BD
Le 13 janvier c'est celui de ma fille.... encore une fois elle est en pleine session d'exa pour ses études de biologie, On lui tient les pouces !!!!
J'irai juste lui faire un coucou chez elle en fin d'après-m. pour ne pas trop la déranger dans ces révisions et lui apporter quelques bricoles. Ca c'est le côté mi-raisin, doux et frais.
Mais il y a ce côté mi-figue... que celui qui s'arrête sur mon blog ne se sente pas obligé de lire car c'est mon côté tristounet. Ces temps je ne suis pas su top à cause des derniers résultats pour ma santé, j'ai dû passer un scanner supplémentaire jeudi, ce qui m'a mis au tapis. Entre le rhume l'angine et en plus les médicaments pour supporter le produit de contraste, j'étais HS tout le weekend.
C'est aussi difficile car tout cela me rappelle l'année où ma fille est née, toute cette période de noël, avec toutes ces angoisses. C'était en 92 et du 11 novembre au 13 janvier c'était franchement l'horreur. Finalement elle était née prématurément, par une césarienne organisée... car mon coeur risquait de lâcher, en résumé j'ai failli y passer, elle aussi, mais on s'en est bien sorties.
Et voilà les perspectives pour ma santé aujourd'hui sont mauvaises et j'angoisse à nouveau sur cette période de décembre-janvier. Jeudi je devrai avoir enfin des résultats sur les techniques d'opération proposées, les délais, les risques et tout...
En plus, jeudi soir, on donne un grand concert avec le groupe et je ne sais si je vais arriver à gérer tout cela. Quelle série, déjà que lors des concerts de noël c'était pour moi très difficile de chanter avec toutes ces angoisses plein le corps, difficile de respirer correctement, le torticolis et le dos à moitié bloqué. Les fêtes de noël passées, j'ai fait un grand ouf,
Et heureusement, j'ai mon ami qui me soutient bien et se charge de me changer les idées. Je n'ai pas encore parlé de tout cela à ma fille à cause de ses exa, ni à mes parents car je ne voulais pas leur gâcher les fêtes.
Cette semaine s'annonce avec de grosses émotions... up... comme l'anni de ma fille puis down avec les résultats du chuv... et up avec un concert, mais suis pas sûre que mon organisme tienne ces mouvements de yoyo... et là je suis mal fichu... et ce n'est pas un hasard. Et dans tout cela faut aller bosser car j'ai des tonnes de boulot de compta. Je me livre un peu là, mais voilà mon blog est aussi là pour ça.
Le 24 janvier ce sera l'anniversaire de mon fils et je n'ai encore rien préparé, je suis un peu vide, une chose après l'autre et d'ici là j'espère avoir retrouvé quelque énergie.
La nouvelle année 2015 commence bizarrement avec des fous qui tirent sur des innocents, blessent et tuent des gens qui par malheur ont croisé leur chemin. Je pense bien à toutes ces victimes et leur famille.
Libellés :
anniversaire,
famille,
pensées,
santé
jeudi 15 août 2013
Pink fuchsia
Quand j'ai commencé ce blog, en 2008, j'avais l'intention d'en faire une sorte de journal, sans pour autant passer des messages tous les jours, ni autre prétention, mais aussi pour y écrire mes étapes, mes épreuves, mais surtout mes joies et mes bonheurs.
J'ai passé une journée pénible avec des examens... pour cette fois je m'en sors pas trop mal, il m'a dit qu'on n'opérerait pas encore... à moins que les résultats de mon prochain IRM... et il m'a dit que je devais m'occuper encore de mes jambes qui sont catastrophiques. Ma maladie fait que mon système veineux et artériel est trop fragile, résultat mes jambes sont d'une part remplies d'hématomes à cause des traitement anti-coagulants et d'autres part pleine de varices... C'est génial pour l'été, je suis carrément bleu-violette. Je ne porte pratiquement plus de jupe mais l'été ça me manque. J'ai finalement craqué pendant les vacances, décidant que je pouvais aussi m'habiller égoïstement pour mon propre plaisir en robe. Et tans pis si quelques regards sont tombés sur mes jambes, moi je dois le supporter tous les jours. Mais mon médecin a raison, il faut que je consulte pour voir ce qui est encore possible de faire dans ma situation plus que délicate.... Je me doute qu'on me réponde, qu'on ne peut rien faire ... mais tant que je ne suis pas allée consulté je ne saurai pas. Ca vaut peut-être la peine que je fasse encore cet effort d'aller une nouvelle fois au chuv. Depuis 4 ans, je fuis autant que possible tout le monde médical, malheureusement je dois me plier aux contrôles obligatoires. Ce qui fait déjà pas mal de rendez-vous par année. Prochainement j'aurai un IRM, je dééééteste ça... Et on est qu'un numéro qui passe dans la machine. Je trouve mon examen est très long au moins 1h parfois plus, j'ai eu passé 3 heures et ils ont fini par m'oublier dans une salle avec une perf dans le bras, j'ai dû partir à la recherche de quelqu'un pour me l'enlever, le pauvre il n'était que aide, je lui ai expliqué comment faire et il a fait de son mieux, seulement après, arrivée à la sortie de l'hôpital, j'avais du sang plein le bras, j'ai pu redescendre pour qu'on me remette autre chose. Bref je n'ai pas de veine.
Et voilà, il n'en faut pas plus pour que ma tête me tourne, que la nausée arrive. Les insomnies ont recommencé et ne s'arrêteront pas avant les résultats. Je parle à ma salle de bain, ça lui change, ces derniers temps je chantais...
Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette baigneuse,
- Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
- Vous chantiez ? j'en suis fort aise.
Eh bien! dansez maintenant.
J'ai passé une journée pénible avec des examens... pour cette fois je m'en sors pas trop mal, il m'a dit qu'on n'opérerait pas encore... à moins que les résultats de mon prochain IRM... et il m'a dit que je devais m'occuper encore de mes jambes qui sont catastrophiques. Ma maladie fait que mon système veineux et artériel est trop fragile, résultat mes jambes sont d'une part remplies d'hématomes à cause des traitement anti-coagulants et d'autres part pleine de varices... C'est génial pour l'été, je suis carrément bleu-violette. Je ne porte pratiquement plus de jupe mais l'été ça me manque. J'ai finalement craqué pendant les vacances, décidant que je pouvais aussi m'habiller égoïstement pour mon propre plaisir en robe. Et tans pis si quelques regards sont tombés sur mes jambes, moi je dois le supporter tous les jours. Mais mon médecin a raison, il faut que je consulte pour voir ce qui est encore possible de faire dans ma situation plus que délicate.... Je me doute qu'on me réponde, qu'on ne peut rien faire ... mais tant que je ne suis pas allée consulté je ne saurai pas. Ca vaut peut-être la peine que je fasse encore cet effort d'aller une nouvelle fois au chuv. Depuis 4 ans, je fuis autant que possible tout le monde médical, malheureusement je dois me plier aux contrôles obligatoires. Ce qui fait déjà pas mal de rendez-vous par année. Prochainement j'aurai un IRM, je dééééteste ça... Et on est qu'un numéro qui passe dans la machine. Je trouve mon examen est très long au moins 1h parfois plus, j'ai eu passé 3 heures et ils ont fini par m'oublier dans une salle avec une perf dans le bras, j'ai dû partir à la recherche de quelqu'un pour me l'enlever, le pauvre il n'était que aide, je lui ai expliqué comment faire et il a fait de son mieux, seulement après, arrivée à la sortie de l'hôpital, j'avais du sang plein le bras, j'ai pu redescendre pour qu'on me remette autre chose. Bref je n'ai pas de veine.
Et voilà, il n'en faut pas plus pour que ma tête me tourne, que la nausée arrive. Les insomnies ont recommencé et ne s'arrêteront pas avant les résultats. Je parle à ma salle de bain, ça lui change, ces derniers temps je chantais...
Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette baigneuse,
- Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
- Vous chantiez ? j'en suis fort aise.
Eh bien! dansez maintenant.
et elle a bien raison cette froumi...
J'ai décidé de relooker ma salle de bain, elle le mérite à force de m'entendre... et pourquoi pas une garniture de bain fuchsia, un gobelet fuchsia, un mini-poubelle fuchsia, un rideau de douche fuchsia, je ne sais pas si cela existe ???
Ainsi je verrai la vie en fuchsia après chaque douche.... Mais est-ce que mon fils sera content d'avoir une salle de bain rose... euh....
Bon j'abandonne pour ce soir, trop mal au bidus maintenant.
lundi 27 mai 2013
Retour sous les nuages
Après quelques jours à Lisbonne, nous voici déjà de retour sous les nuages. D'un côté ça remontait le moral de partir dans le sud, de voir enfin le soleil, de se promener enfin en t-shirt !!!
Mais quand on rentre le changement est rude... D'abord il faut retrouver d'urgence cette foutue jaquette, ensuite constater que les radiateurs sont tièdes, que l'herbe a tellement poussé et qu'on ne pourra pas passer la tondeuse tellement c'est mouillé. De voir les sommets du Jura tout blanc et la voiture recouverte de neige. Le chat dort sur la chaise près du radiateur et on ferait bien comme lui.
Ensuite c'est la course du Nordic Walking sous la pluie, avec bonnet, écharpe et gants ! Mmmh et d'apprécier le thé chaud à l'arrivée !
Puis reprendre le travail et de se rendre compte que la stupidité humaine est toujours aussi tenace et que le meilleur des détergents n'y pourra rien changer.
Cet après-midi, contrôle de mon aorte, de ma valve, j'essaie de faire de l'humour, je n'ai que ça pour me rassurer par moment : quand je lui dis, alors il y a tout ce qu'il faut la-dedans ? elle me répond, d'un ton sec : il faut enlever les trois ! Je la regarde éberluée, mais que faut-il m'enlever... purée elle me parlait de ces ventouses sur mon thorax, scotchées à ma peau comme les tentacules d'une pieuvre géante. Ma cardiologue n'a pas d'humour mais elle n'est pas là pour ça.
Sans avoir déjeuner, vers 3h de l'après-midi, un petit creux se fait sentir, je passe devant la boulangerie, qui est toujours fermée et là, ah non je n'ai que des euros et ici ça ne marche pas.
Je suis rentrée, ah tiens j'ai reçu ma taxation. J'ai été marcher sur les chemins boueux pour profiter des derniers rayons de cet après-midi, ma rivière coulait fort, avec des remous qui lui faisait prendre des sonorités surprenantes et les oiseaux chantaient quelques vocalises dignent des meilleures chorales.
Mais quand on rentre le changement est rude... D'abord il faut retrouver d'urgence cette foutue jaquette, ensuite constater que les radiateurs sont tièdes, que l'herbe a tellement poussé et qu'on ne pourra pas passer la tondeuse tellement c'est mouillé. De voir les sommets du Jura tout blanc et la voiture recouverte de neige. Le chat dort sur la chaise près du radiateur et on ferait bien comme lui.
Ensuite c'est la course du Nordic Walking sous la pluie, avec bonnet, écharpe et gants ! Mmmh et d'apprécier le thé chaud à l'arrivée !
Puis reprendre le travail et de se rendre compte que la stupidité humaine est toujours aussi tenace et que le meilleur des détergents n'y pourra rien changer.
Cet après-midi, contrôle de mon aorte, de ma valve, j'essaie de faire de l'humour, je n'ai que ça pour me rassurer par moment : quand je lui dis, alors il y a tout ce qu'il faut la-dedans ? elle me répond, d'un ton sec : il faut enlever les trois ! Je la regarde éberluée, mais que faut-il m'enlever... purée elle me parlait de ces ventouses sur mon thorax, scotchées à ma peau comme les tentacules d'une pieuvre géante. Ma cardiologue n'a pas d'humour mais elle n'est pas là pour ça.
Sans avoir déjeuner, vers 3h de l'après-midi, un petit creux se fait sentir, je passe devant la boulangerie, qui est toujours fermée et là, ah non je n'ai que des euros et ici ça ne marche pas.
Je suis rentrée, ah tiens j'ai reçu ma taxation. J'ai été marcher sur les chemins boueux pour profiter des derniers rayons de cet après-midi, ma rivière coulait fort, avec des remous qui lui faisait prendre des sonorités surprenantes et les oiseaux chantaient quelques vocalises dignent des meilleures chorales.
mardi 12 mars 2013
Ce matin la pluie sur ma fenêtre m'apaise, encore une nuit tourmentée ou je ne dors pas, le sommeil est absent pourtant la fatigue est bien là. Une semaine que c'est comme ça, je tourne je tourne et je ne dors pas.
On est le 12 mars, je réalise que je suis passée cette date du 11 mars... ma mémoire commencerait-elle enfin à l'oublier... A cette date, j'ai eu mon opération du coeur il y a 21 ans ! Et j'émergeais le 12 mars, aux soins intensifs, j'avais des machines partout autour de moi, pourtant j'étais soudainement apaisée. Le professeur m'expliquait que l'opération avait été difficile et qu'il n'avait pas réussi à sauver ma valve. J'étais bien là, passée au travers de tout cela. Ils m'avaient posé une valve mécanique qui impliquait l'anticoagulation à vie. Après plusieurs mois d'angoisse totale, je pensais enfin survivre à ce cataclysme. Mon bébé aurait une maman. Certes j'étais totalement vidée de toute force et rompue comme si j'avais été broyée, mais je m'accrocherais encore et encore.
Chaque année je passe une période bizarre en mars, ces souvenirs remontent, la vie-la mort, des angoisses imprimées bien au-delà de ma conscience. En plus j'ai mal au thorax, aux épaules, aux clavicules, peut-être aussi pour cela....
A regarder en arrière, je me demande comment j'ai pu traverser tout cela. En mars, 5 ans après, je retournais pour une 2ème opération. J'avais à ce moment 2 enfants. On comprenait aussi que mes problèmes étaient dû à une maladie génétique qui pourrait encore faire des dégâts sur moi, sans que je puisse rien y changer. On a tous des choix dans notre vie, m'avait-on dit... avais-je vraiment le choix, la maladie est là. Par contre j'ai le choix de mon attitude face à elle. Elle m'a quand même fait changer beaucoup de projets dans ma vie.
J'ai encore eu 2 grosses opérations, plus tard en 2007 et 2008, que j'ai faites à d'autres périodes de l'année, pour ne pas jeter de l'huile sur le feu. Celle de 2008 était particulièrement difficile et j'ai bien failli y rester. Mes enfants étaient ado et ils en ont pas mal soufferts. Je pense aussi qu'ils se sont aussi renforcés face aux difficultés.
C'est mon parcours. Que j'ai la chance de vivre moins chaotique ces dernières années. Tous les jours de ma vie j'espère et je souhaite ne plus revivre cela et je savoure chaque instant. Voilà je dois partir au travail, alors je laisse mes pensées sur cette page . ça sert aussi à cela mon blog. Pas forcé de lire mes lignes, c'est un jour un peu morose.
jeudi 24 janvier 2013
ma fille en bio ...
Depuis septembre, ma fille a commencé des études en biologie à l'uni de Lausanne, la voici avec la tenue réglementaire obligatoire pour les travaux pratiques en laboratoire.
Les lunettes de protection et la blouse pur coton qui ne peut pas fondre lors de projections ! Si l'élève oublie son matériel, il est exclu des cours, s'il rate un seul cours, il rate son semestre !!!
Voici ses notes de cours, si ça peut vous donner une idée...
J'étais très surprise de l'intensité des cours, des piles de feuilles qu'elle a imprimé tous les jours comme support de cours pour le lendemain.
J'en reviens pas de la tonne de données qu'elle a pu mettre dans sa tête en si peu de temps, car des notes comme celles-ci elle en a rempli des classeurs.
En pleine première série d'examens en ce moment, elle ne sait pas du tout si elle va passer ou pas son semestre. L'ambiance est lourde à la maison. Car si elle rate une seule branche, elle devra tout recommencer, tous les cours de toutes les branches de biologie !!!
Les nouvelles normes de la faculté de biologie ont changé cette année et ils prévoient 50% des élèves en échec ! Je me pose la question si le but est d'apprendre aux élèves une science ou si leur but est de les décourager afin qu'ils quittent cette branche.
La semaine dernière, lors du premier examen, c'était en chimie organique, à la sortie de l'exa ce fut l'hécatombe si j'ose dire, les élèves sont sortis en pleurant ou totalement déprimés. Le deuxième examen, le lendemain en biologie ne fut pas plus simple et de loin. Etonnemment les maths, l'exa que ma fille appréhendait le plus, semble avoir passé, elle pense peut-être obtenir la moyenne de 4 sur 6. Je sais combien ma fille a bossé sur ses cours depuis septembre, elle n'a pas eu une seule demi-journée de repos, ni pendant les fêtes de noël. Si elle venait à échouer, je me dis qu'il y a vraiment un truc qui cloche dans leurs nouvelles normes. Certes, elle peut changer d'uni ou de faculté, faire autre chose dans la vie car elle a d'autres capacités mais elle aura fait les frais d'une année d'études. Surtout que je suis convaincue qu'elle a toutes les capacités requises pour faire les études qu'elle a choisies.
mardi 27 novembre 2012
allo c'est bientôt la fin de l'année
Je rêve d'une sieste sur un transat au bord de la mer, mais actuellement c'est totalement l'inverse, il n'y a pas de mer, encore moins de transat et on ne parle même pas de sieste !
C'est la course de fin d'année qui commence, les travaux pour terminer l'année comptable au boulot. Les courriers de fin d'année et toutes ces choses. Je suis OUT, j'ai les yeux qui péclotent comme on dit chez nous, j'ai fait aussi le vaccin anti-grippe, mais oula je suis total Ko et mon bras est en compote.
Faut que je pense la fête de noël à la maison et là je ne suis pas du tout prête mentalement.
En plein boum dans l'organisation des 6 concerts de Noël de notre groupe de gospel, là il manque un soliste et là un clavier et là quelques choristes....
Notre chatte Ketty me soutient miaou-lement, elle est tout le temps assise vers moi, au plus près !!!
J'ai fait mes paiements et voilà je déprime pour quelques jours, le temps que je me dise que les projets ce n'est pas pour tout de suite et que je reprenne mon ptit train train.
Et blogger me demande de payer mon espace photos, zut je ne pensais pas que ce blog était payant.
Il fait gris dehors, ils annoncent la pluie, la neige et le brouillard, chouet au moins c'est varié, on a trois programmes à choix ! Mais là il pleut il pleut il pleut, les champs sont inondés. Pas très loin de chez nous, juste sur les hauteurs, c'est tout blanc.
Je vais aller dormir, quoi de meilleur pour rêver du bruit des vagues et de mon transat au bord de la mer.
mardi 13 novembre 2012
Que d'émotions, dimanche j'ai été élue présidente de notre chorale ! Il y a 2 mois qu'on m'a demandé et depuis je réfléchissais si je pouvais être à la hauteur de cette fonction... ou pas. Et sous les encouragements du comité, j'ai finalement accepté d'être candidate.

Les choristes ont été super choux avec moi, j'ai été acclamée et félicitée, que d'émotions.
En même temps, l'ancienne présidente quittait sa fonction en nous chantant une petite chanson de sa plume. C'était super mais larme à l'oeil !
Et bien, il me reste un beau challenge à relever. Par chance, le comité actuel est formé de gens qui s'investissent et sur lesquels je vais pouvoir compter. Je les appelle les leader dynamiques ! !!!

Les choristes ont été super choux avec moi, j'ai été acclamée et félicitée, que d'émotions.
En même temps, l'ancienne présidente quittait sa fonction en nous chantant une petite chanson de sa plume. C'était super mais larme à l'oeil !
Et bien, il me reste un beau challenge à relever. Par chance, le comité actuel est formé de gens qui s'investissent et sur lesquels je vais pouvoir compter. Je les appelle les leader dynamiques ! !!!
C'est un grand bateau d'une cinquantaine de personnes, et il faudra essayer de répondre à tout, avoir de la patience, de la compréhension, souplesse et un gramme de rigueur et beaucoup d'idées et surtout ce qui me fait le plus peur c'est de ne pas prendre les choses à un niveau trop personnel, trop à c(h)oeur.
Et si un concert ne s'est pas trop bien passé, apporter une critique constructive. Mais j'espère ne pas avoir trop souvent à faire ce travail de remise en question ! Pfff.... au secours pourquoi j'ai dit oui !! Ahahahah.... bref je viendrai relire ce post dans une année pour voir quelles étaient mes belles idées pour les comparer à la réalité !
En conduisant sur l'autoroute cet après-midi, je pensais : celui qui arrive en retard = 20 pompes !
Et celui qui n'a pas la bonne couleur de pompes au concert... des gammes !
Bref je n'ai pas de baguette magique, mais si j'arrive juste à faire avancer ce groupe dans ce qu'il fait de mieux, ce sera déjà pas mal pour l'année à venir. Ensuite, on verra bien, peut-être qu'ils en auront assez de moi et qu'ils m'auront viré car je leur casse trop les pieds !
mardi 16 octobre 2012
Origines
Depuis son adoption, régulièrement année après année, mon fils a appris son histoire et ses origines, il est passé par diverses étapes. Tout petit, il aimait qu'on sorte l'album de son adoption, avec les photos de son foyer d'adoption. Regarder les photos de lui bébé et il aimait que je lui raconte son histoire, le petit morceau des renseignements sur son origine, sa famille biologique, puis le voyage pour aller le chercher.
Un petit peu plus grand, vers les 5 ans, je me rappelle qu'il s'était inventé une histoire avec "ma maman", comme il disait pour la distinguer de moi qui était "maman". Ce besoin de mettre "sa" maman au milieu de ce qu'il vivait ici. Il pouvait même mélanger et inventer une histoire avec moi et sa mère biologique.
Je me rappelle aussi qu'un jour, vers l'âge de 7 ans, sachant qu'on pouvait grâce aux avions rejoindre les pays lointains en moins d'une journée ou appeler par téléphone son oncle qui vit aux Etats Unis, Olivio m'a demandé pourquoi on n'appellerait pas, tout simplement, sa famille pour qu'ils puissent venir tous chez nous en vacances et qu'ils puissent profiter de notre confort. Il avait aussi remarqué que j'avais une couette rangée dans une armoire et il trouvait qu'on aurait pu l'envoyer à "sa" maman.
Une fois, alors qu'il m'aidait à préparer un gâteau d'anniversaire, il m'a dit qu'un jour il préparerait un immense gâteau d'anniversaire pour offrir à "sa maman" pour tous les gâteaux qu'elle n'aura jamais eu.
C'est ainsi que de temps à autres, son adoption surgissait par hasard lors d'une conversation. Ou parfois il fallait beaucoup en parler durant 1 jour ou 2, ressortir les albums photos, les documents d'adoption et refaire avec lui toute l'histoire, puis il n'en parlait plus pendant plusieurs semaines.
A l'école, d'après ce que je sais, il n'en parlait pas. Un jour une de ses profs principales m'avait dit qu'elle n'était pas du tout au courant de son origine, je pensais que c'était une info inscrite au dossier de l'école, mais pas du tout.
Tout au long de son enfance, son histoire et son origine ont grandi en lui. A chaque occasion qui s'est présentée de connaître quelque chose de son pays, un reportage à la TV, un livre à la bibliothèque, nous avons profité de reparler ensemble de son origine. C'est un univers, son univers...
Cette année lors de son exposé de fin d'apprentissage, comme travail personnel demandé à chaque apprenti, mon fils a voulu étudier l'adoption dans son pays d'origine La Colombie. Les raisons qui font qu'autant d'enfants colombiens se retrouvent dans la même situation que lui. Cette étude l'a fait progresser dans sa recherche sur ses liens son pays.
Ce soir, il m'a parlé d'une amie colombienne, qui vient de retrouver sa mère biologique, il m'a montré des photos de cette famille qui entoure son amie, tous souriants et heureux de s'être retrouvés, c'est comme un conte de fées.
Et là, j'imagine qu'il doit se demander si un jour il fera cette démarche, il faut un certain courage, savoir exactement ce qu'on fait et ou on veut aller. C'est un grand travail sur soi. Certaines personnes ont besoin de réaliser cette recherche, d'autres pas, je connais les deux situations. Mais l'important est de se sentir bien avec sa propre démarche et pas celle des autres.
Un petit peu plus grand, vers les 5 ans, je me rappelle qu'il s'était inventé une histoire avec "ma maman", comme il disait pour la distinguer de moi qui était "maman". Ce besoin de mettre "sa" maman au milieu de ce qu'il vivait ici. Il pouvait même mélanger et inventer une histoire avec moi et sa mère biologique.
Je me rappelle aussi qu'un jour, vers l'âge de 7 ans, sachant qu'on pouvait grâce aux avions rejoindre les pays lointains en moins d'une journée ou appeler par téléphone son oncle qui vit aux Etats Unis, Olivio m'a demandé pourquoi on n'appellerait pas, tout simplement, sa famille pour qu'ils puissent venir tous chez nous en vacances et qu'ils puissent profiter de notre confort. Il avait aussi remarqué que j'avais une couette rangée dans une armoire et il trouvait qu'on aurait pu l'envoyer à "sa" maman.
Une fois, alors qu'il m'aidait à préparer un gâteau d'anniversaire, il m'a dit qu'un jour il préparerait un immense gâteau d'anniversaire pour offrir à "sa maman" pour tous les gâteaux qu'elle n'aura jamais eu.
C'est ainsi que de temps à autres, son adoption surgissait par hasard lors d'une conversation. Ou parfois il fallait beaucoup en parler durant 1 jour ou 2, ressortir les albums photos, les documents d'adoption et refaire avec lui toute l'histoire, puis il n'en parlait plus pendant plusieurs semaines.
A l'école, d'après ce que je sais, il n'en parlait pas. Un jour une de ses profs principales m'avait dit qu'elle n'était pas du tout au courant de son origine, je pensais que c'était une info inscrite au dossier de l'école, mais pas du tout.
Tout au long de son enfance, son histoire et son origine ont grandi en lui. A chaque occasion qui s'est présentée de connaître quelque chose de son pays, un reportage à la TV, un livre à la bibliothèque, nous avons profité de reparler ensemble de son origine. C'est un univers, son univers...
Cette année lors de son exposé de fin d'apprentissage, comme travail personnel demandé à chaque apprenti, mon fils a voulu étudier l'adoption dans son pays d'origine La Colombie. Les raisons qui font qu'autant d'enfants colombiens se retrouvent dans la même situation que lui. Cette étude l'a fait progresser dans sa recherche sur ses liens son pays.
Ce soir, il m'a parlé d'une amie colombienne, qui vient de retrouver sa mère biologique, il m'a montré des photos de cette famille qui entoure son amie, tous souriants et heureux de s'être retrouvés, c'est comme un conte de fées.
Et là, j'imagine qu'il doit se demander si un jour il fera cette démarche, il faut un certain courage, savoir exactement ce qu'on fait et ou on veut aller. C'est un grand travail sur soi. Certaines personnes ont besoin de réaliser cette recherche, d'autres pas, je connais les deux situations. Mais l'important est de se sentir bien avec sa propre démarche et pas celle des autres.
vendredi 5 octobre 2012
Résultats
L'autre matin, je suis partie pour Genève pour me rendre à l'hôpital universitaire et y recevoir les résultats de mon IRM que j'ai passé début août. Ce n'était pas seulement un voyage en train jusqu'à la cité de Calvin mais aussi, tout au long du trajet, un voyage dans ma tête où je repassais ces étapes vécues avec les HUG.
En 2009, mon arrivée pour un examen de 1 à 2 jours s'était transformé en 1 semaine d'hospitalisation où les problèmes et les erreurs s'étaient succédés. Mon agacement face aux médecins qui n'arrivaient pas à prendre en considération toute ma personne et mes autres soucis de santé....
Parfois dans ces services très spécialisés, j'ai l'impression qu'en neurologie, on est plus qu'une tête. De même qu'en cardiologie, on n'est plus qu'un coeur relié à un système artériel. Peu de spécialistes arrivent à considérer le patient dans son entier, non seulement l'entier de son état physique mais aussi de sa personne...
Donc en 2009, je m'étais retrouvée dans ce service de neurologie où ils focalisaient sur cet anévrisme dans ma tête. On voulait me faire des examens, voir une intervention sans considérer les risques liés à mes problèmes cardio-vasculaires... Je devais me "battre" face à une équipe de neurochirurgiens sur le startingbloc prêts à intervenir... ils ont l'habitude de travailler dans l'urgence ces gens-là. J'avais réussi, in extremis, à parler à un médecin cardiologue des raisons de ma peur de cet examen. Lui-même s'était alors opposé à l'examen prévu et avait expliqué à l'équipe de neurologie qu'ils avaient parfois beaucoup à apprendre des connaissances de leur patient(e)... Si cet examen s'était passé comme ils l'avaient prévu, j'aurai pu y rester, réellement. J'ai appris plus tard que ce cardiologue n'était rien moins que le Professeur en cardiologie interne de cet hôpital...

Mon deuxième séjour en 2009 dans ce service ne s'est pas avéré plus réussi que l'autre : http://pinky-lavieenrose.blogspot.ch/2009/05/destination-hopital.html
Les examens étaient, cette fois, un peu mieux préparés quoique... un retard, un changement de programme, puis 4 examens s'étaient succédés sur une après-midi. J'avais terminé complètement hachée, de retour dans ma chambre j'avais craqué sous la pression de ces examens agressifs, seule avec une migraine insoutenable, personne ne venait lorsque je sonnais.
Et voilà, avant hier, j'étais dans ce train pour me rendre aux HUG et tout ce que représente pour moi ce foutu hôpital, sans compter les souvenirs lorsque je venais y trouver mon amie qui était atteinte d'une leucémie.... Eh oui il y a assez de mauvais souvenirs là-bas ....
Je venais pour voir le neurologue qui suit ma situation, mais après plus d'une heure d'attente, j'ai appris qu'il était au bloc.... est-ce que je finirais par rentrer chez moi, sans avoir mes résultats... ? Plus tard une jeune médecin est venue me chercher et m'a expliqué la pagaille actuelle dans leur service, on s'est donc rendu dans son propre bureau. En plus, elle n'avait pas les images de mon IRM, mais par chance j'avais un DVD avec moi. Nous avons donc pu examiner ensemble les images 3D qu'elle me commentait au fur et à mesure qu'elle les découvrait. A mon étonnement, elle connaissait mon dossier par coeur. Les dimensions de mes 2 anévrismes sont stables. Cela me permet d'éviter une opération, pour l'instant, vu les risques opératoires importants dans ma situation. Pfff les nouvelles sont "bonnes", si on veut... Car ce n'est jamais bon d'avoir 2 anévrismes dans la tête, non ce n'est jamais très réjouissant chez moi, mais finalement dans mon malheur, j'ai toujours de la chance. Elle a fini par me dire qu'elle était étonnée en me rencontrant, car en lisant mon dossier elle ne s'attendait pas à voir une femme aussi "bien", en forme quoi ...
Je suis sortie des HUG assez secouée car ce genre de résultats me prennent à 100% de tout ce que je peux donner de concentration, de stress et d'angoisse. J'y allais pour recevoir des nouvelles qui pouvaient changer le cours de ma vie... Je subis ce stress à chaque fois, car l'expérience des mauvaises nouvelles, je connais...
Parfois des personnes ont peur d'aller chez le médecin pour passer un simple contrôle... et tardent d'y aller alors qu'elles risquent au pire de ressortir avec une petite ordonnance... et d'aller mieux.
Pendant ce temps d'autres personnes vont recevoir les résultats d'examens qui vont peut-être changer le reste de leur vie.... bref...
J'ai décidé de rentrer après avoir aperçu d'assez loin le jet d'eau de Genève. Le temps invitait à la balade mais je n'avais pas la tête à cela. Je me suis trompée de bus ce qui m'a fait rater mon train, ensuite je me suis trompée de train et j'ai dû changer 3 fois de train, subis mon 4ème contrôle de ticket ! pour arriver, enfin, 2 heures et demi plus tard chez moi. Yehhh !
En 2009, mon arrivée pour un examen de 1 à 2 jours s'était transformé en 1 semaine d'hospitalisation où les problèmes et les erreurs s'étaient succédés. Mon agacement face aux médecins qui n'arrivaient pas à prendre en considération toute ma personne et mes autres soucis de santé....
Parfois dans ces services très spécialisés, j'ai l'impression qu'en neurologie, on est plus qu'une tête. De même qu'en cardiologie, on n'est plus qu'un coeur relié à un système artériel. Peu de spécialistes arrivent à considérer le patient dans son entier, non seulement l'entier de son état physique mais aussi de sa personne...
Donc en 2009, je m'étais retrouvée dans ce service de neurologie où ils focalisaient sur cet anévrisme dans ma tête. On voulait me faire des examens, voir une intervention sans considérer les risques liés à mes problèmes cardio-vasculaires... Je devais me "battre" face à une équipe de neurochirurgiens sur le startingbloc prêts à intervenir... ils ont l'habitude de travailler dans l'urgence ces gens-là. J'avais réussi, in extremis, à parler à un médecin cardiologue des raisons de ma peur de cet examen. Lui-même s'était alors opposé à l'examen prévu et avait expliqué à l'équipe de neurologie qu'ils avaient parfois beaucoup à apprendre des connaissances de leur patient(e)... Si cet examen s'était passé comme ils l'avaient prévu, j'aurai pu y rester, réellement. J'ai appris plus tard que ce cardiologue n'était rien moins que le Professeur en cardiologie interne de cet hôpital...

Mon deuxième séjour en 2009 dans ce service ne s'est pas avéré plus réussi que l'autre : http://pinky-lavieenrose.blogspot.ch/2009/05/destination-hopital.html
Les examens étaient, cette fois, un peu mieux préparés quoique... un retard, un changement de programme, puis 4 examens s'étaient succédés sur une après-midi. J'avais terminé complètement hachée, de retour dans ma chambre j'avais craqué sous la pression de ces examens agressifs, seule avec une migraine insoutenable, personne ne venait lorsque je sonnais.
Et voilà, avant hier, j'étais dans ce train pour me rendre aux HUG et tout ce que représente pour moi ce foutu hôpital, sans compter les souvenirs lorsque je venais y trouver mon amie qui était atteinte d'une leucémie.... Eh oui il y a assez de mauvais souvenirs là-bas ....
Je venais pour voir le neurologue qui suit ma situation, mais après plus d'une heure d'attente, j'ai appris qu'il était au bloc.... est-ce que je finirais par rentrer chez moi, sans avoir mes résultats... ? Plus tard une jeune médecin est venue me chercher et m'a expliqué la pagaille actuelle dans leur service, on s'est donc rendu dans son propre bureau. En plus, elle n'avait pas les images de mon IRM, mais par chance j'avais un DVD avec moi. Nous avons donc pu examiner ensemble les images 3D qu'elle me commentait au fur et à mesure qu'elle les découvrait. A mon étonnement, elle connaissait mon dossier par coeur. Les dimensions de mes 2 anévrismes sont stables. Cela me permet d'éviter une opération, pour l'instant, vu les risques opératoires importants dans ma situation. Pfff les nouvelles sont "bonnes", si on veut... Car ce n'est jamais bon d'avoir 2 anévrismes dans la tête, non ce n'est jamais très réjouissant chez moi, mais finalement dans mon malheur, j'ai toujours de la chance. Elle a fini par me dire qu'elle était étonnée en me rencontrant, car en lisant mon dossier elle ne s'attendait pas à voir une femme aussi "bien", en forme quoi ...
Je suis sortie des HUG assez secouée car ce genre de résultats me prennent à 100% de tout ce que je peux donner de concentration, de stress et d'angoisse. J'y allais pour recevoir des nouvelles qui pouvaient changer le cours de ma vie... Je subis ce stress à chaque fois, car l'expérience des mauvaises nouvelles, je connais...Parfois des personnes ont peur d'aller chez le médecin pour passer un simple contrôle... et tardent d'y aller alors qu'elles risquent au pire de ressortir avec une petite ordonnance... et d'aller mieux.
Pendant ce temps d'autres personnes vont recevoir les résultats d'examens qui vont peut-être changer le reste de leur vie.... bref...
J'ai décidé de rentrer après avoir aperçu d'assez loin le jet d'eau de Genève. Le temps invitait à la balade mais je n'avais pas la tête à cela. Je me suis trompée de bus ce qui m'a fait rater mon train, ensuite je me suis trompée de train et j'ai dû changer 3 fois de train, subis mon 4ème contrôle de ticket ! pour arriver, enfin, 2 heures et demi plus tard chez moi. Yehhh !
mardi 21 août 2012
Détails et futilités
Ces derniers jours, tout m'énerve, un ras-le-bol général que j'essaie de maîtriser mais celui-ci ne semble pas vouloir me quitter... Le matin j'essaie de commencer la journée de bonne humeur... cependant certains événements m'agacent puis les soucis me rattrapent et voilà je retombe dans mon ras-le-bol...
Je sais et me redis sans cesse que ce ne sont que des futilités, j'ai connu d'autres soucis bien plus graves et je ne suis pas à plaindre au vu de la grande majorité des habitants de cette planète... pourtant....
j'en ai marre :
- des mégots de cigarettes qui gisent devant ma porte, mégots écrasés par les clients du bureau postal en-face de chez moi, ou par d'autres...
- de ceux qui prétendent aimer leur chat et qui ne sont pas capables de leur donner les soins nécessaires, surtout ces jours après la perte de notre Maïko.
- de perdre mes cheveux après mes IRM.
- d'attendre les résultats de mes IRM.
- encore et encore de mon ex qui encore une fois veut baisser la pension des enfants, alors que notre fille commence l'uni et que notre fils continue sa formation, mais comment vais-je faire, ce n'est surtout pas son problème.
- de son indifférence sur tous les plans envers nos enfants.
- de cette assurance sociale qui décide d'un jour à l'autre de me couper certaines prestations alors que je cotise depuis bientôt 20 ans et cela sous prétexte que j'ai des problèmes de santé. Par contre les cotisations restent obligatoires, bref je vais payer pour les autres qui n'ont pas de problème de santé.
- du gars qui utilise le potager de ma proprio âgée et qui s'approprie gratuitement toujours un peu plus et qui va remettre des poules alors qu'il n'habite pas ici et n'aura pas à supporter ni l'odeur de son poulailler ni les cris de son coq dès 4h du matin.
- de préparer du dîner et que mes enfants ne m'avertissent pas qu'ils ne seront pas là pour manger.
- de cette facture que je croyais déjà payée.
- de ceux qui nous rapportent pas ce qu'on leur a prêté.
- de ceux qui ne font pas ou jamais ce qu'ils sont censés faire
- de l'attitude de ma fille qui me répond de manière acide alors que j'essaie de m'intéresser à ses projets et de l'aider.
Ok je vais noyer ma mauvaise humeur dans d'autres tâches comme le ménage....
oui j'en ai aussi marre de ça .... pfff !
Je sais et me redis sans cesse que ce ne sont que des futilités, j'ai connu d'autres soucis bien plus graves et je ne suis pas à plaindre au vu de la grande majorité des habitants de cette planète... pourtant....
j'en ai marre :
- des mégots de cigarettes qui gisent devant ma porte, mégots écrasés par les clients du bureau postal en-face de chez moi, ou par d'autres...
- de ceux qui prétendent aimer leur chat et qui ne sont pas capables de leur donner les soins nécessaires, surtout ces jours après la perte de notre Maïko.
- de perdre mes cheveux après mes IRM.
- d'attendre les résultats de mes IRM.
- encore et encore de mon ex qui encore une fois veut baisser la pension des enfants, alors que notre fille commence l'uni et que notre fils continue sa formation, mais comment vais-je faire, ce n'est surtout pas son problème.
- de son indifférence sur tous les plans envers nos enfants.
- de cette assurance sociale qui décide d'un jour à l'autre de me couper certaines prestations alors que je cotise depuis bientôt 20 ans et cela sous prétexte que j'ai des problèmes de santé. Par contre les cotisations restent obligatoires, bref je vais payer pour les autres qui n'ont pas de problème de santé.
- du gars qui utilise le potager de ma proprio âgée et qui s'approprie gratuitement toujours un peu plus et qui va remettre des poules alors qu'il n'habite pas ici et n'aura pas à supporter ni l'odeur de son poulailler ni les cris de son coq dès 4h du matin.
- de préparer du dîner et que mes enfants ne m'avertissent pas qu'ils ne seront pas là pour manger.
- de cette facture que je croyais déjà payée.
- de ceux qui nous rapportent pas ce qu'on leur a prêté.
- de ceux qui ne font pas ou jamais ce qu'ils sont censés faire
- de l'attitude de ma fille qui me répond de manière acide alors que j'essaie de m'intéresser à ses projets et de l'aider.
Ok je vais noyer ma mauvaise humeur dans d'autres tâches comme le ménage....
oui j'en ai aussi marre de ça .... pfff !
mercredi 6 juin 2012
Bonhomme
J'arrive au bureau, l'éduc qui a passé la nuit au foyer a de petits yeux, il trie des feuilles sur la table du bureau. Il prépare une synthèse à présenter tout à l'heure. Tout va bien ? euh... longue hésitation... la police va nous ramener Lara qui a encore fugué et je vais emmener Guillaume aux cours spécialisés. Ensuite j'ai la synthèse. Jérôme est malade et Fred refuse encore d'aller en classe.
15 min après la voiture de police arrive, l'adolescente en descend. Elle crie dans la cour. Allez vous faire foutre... j'irai pas. Non je veux pas rentrer....
Ils repartent, l'éduc arrive à faire rentrer la jeune, elle hurle dans le corridor.. Rien à foutre, je vais me barrer. Tu pourrais appeler ta mère pour la rassurer, elle a appelé plusieurs fois dans la nuit, elle très inquiète... Non j'l'appelle pas la vieille...p... Les éduc ont passé tout le matin à affronter la colère de cette jeune qui met tout sens dessus-dessous. Ecole-parents-éduc-ses amis, tout le monde y passe. Elle ne va pas bien. Plusieurs fois l'ado essayera de s'en fuir, l'éduc la rattrape et la ramène à l'intérieur.
Le directeur me demande si j'ai déjà écouté le CD du rappeur Saiko qui viendra prochainement pour parler avec nos jeunes et leur interpréter quelques uns de ses titres.. Saïko est devenu "Cédric" au revoir Saiko, tout a changé dans sa vie. Ecoutez "Bonhomme", me dit mon chef, on dirait qu'il parle de l'histoire de Fabien. J'écouterai à la maison, il y a tellement de bruit au bureau.
http://www.dailymotion.com/video/xju17n_saiko-feat-shinyrox-n-bonhomme_music
Ce matin il y a aussi l'accueil d'une nouvelle adolescente, elle sort d'un internement et souffre de fortes dépression depuis quelques semaines. Elle aurait mis le feu...
Ses parents sont là, ils vont rester manger. Pour l'accueil, la cuisinière met les petits plats dans les grands.
Cet apr. il y aura une activité sportive et un atelier prévention.
Je quitte le bureau, je pense à mon fils, aussi adopté, non ce ne sont pas que les adoptés qui vont mal. Même si ces temps on en a quelques uns dans le foyer. Je pense à tout ça. A ma fille à Bristol.
Mon fils passe ses examens ces jours, je vis son stress en parallèle, les mamans c'est comme ça...
15 min après la voiture de police arrive, l'adolescente en descend. Elle crie dans la cour. Allez vous faire foutre... j'irai pas. Non je veux pas rentrer....
Ils repartent, l'éduc arrive à faire rentrer la jeune, elle hurle dans le corridor.. Rien à foutre, je vais me barrer. Tu pourrais appeler ta mère pour la rassurer, elle a appelé plusieurs fois dans la nuit, elle très inquiète... Non j'l'appelle pas la vieille...p... Les éduc ont passé tout le matin à affronter la colère de cette jeune qui met tout sens dessus-dessous. Ecole-parents-éduc-ses amis, tout le monde y passe. Elle ne va pas bien. Plusieurs fois l'ado essayera de s'en fuir, l'éduc la rattrape et la ramène à l'intérieur.
Le directeur me demande si j'ai déjà écouté le CD du rappeur Saiko qui viendra prochainement pour parler avec nos jeunes et leur interpréter quelques uns de ses titres.. Saïko est devenu "Cédric" au revoir Saiko, tout a changé dans sa vie. Ecoutez "Bonhomme", me dit mon chef, on dirait qu'il parle de l'histoire de Fabien. J'écouterai à la maison, il y a tellement de bruit au bureau.
http://www.dailymotion.com/video/xju17n_saiko-feat-shinyrox-n-bonhomme_music
Ce matin il y a aussi l'accueil d'une nouvelle adolescente, elle sort d'un internement et souffre de fortes dépression depuis quelques semaines. Elle aurait mis le feu...
Ses parents sont là, ils vont rester manger. Pour l'accueil, la cuisinière met les petits plats dans les grands.
Cet apr. il y aura une activité sportive et un atelier prévention.
Je quitte le bureau, je pense à mon fils, aussi adopté, non ce ne sont pas que les adoptés qui vont mal. Même si ces temps on en a quelques uns dans le foyer. Je pense à tout ça. A ma fille à Bristol.
Mon fils passe ses examens ces jours, je vis son stress en parallèle, les mamans c'est comme ça...
lundi 2 avril 2012
La tête pleine de notes
Oulah ! Je ne suis pas encore vraiment retombée sur mes 2 pieds après ce week-end tellement intense. Nous avons terminé vers 23h30 hier soir. Une fois rentrée, bien que totalement épuisée, je n'ai pas réussi à trouver le sommeil avant 3h du matin. Ma tête et mes oreilles ont encore chanté toute la nuit. Au petit matin, impossible de dormir plus longtemps. Alors que je pensais prendre congé, je suis partie travailler.
Aujourd'hui j'ai le sentiment d'avoir partagé une expérience incroyable. Une étape de plus pour notre groupe et aussi pour moi-même. Chacun d'entre nous a tout donné, dans une même énergie pour atteindre notre but.
L'exigence était telle que parfois on se demandait ce qu'on pouvait faire encore de plus, mais on peut toujours mieux faire et parfois lorsque nous étions à 2 doigts d'y arriver, il fallait encore faire 2 ou 3 prises pour réussir enfin.
Il y a eu des moments ...
De doutes, comme lorsque les fichiers du premier enregistrement étaient corrompus, inutilisables et qu'il fallait tout reprendre à zéro.
De rage, quand on s'est aperçu qu'il y avait trop de résonance dans cette pièce pourtant totalement boisée du sol au plafond.
Des solutions comme une "cage" en matelas, genre tipi pour enregistrer les solistes ! Et ça a marché !
Des rires, beaucoup de rires, comme lorsqu'on est tous partis volontairement sur le dernier accord du chant précédent pour faire un poisson d'avril à notre chef et notre sonorisateur. Une heure plus tard, ce dernier nous renvoyait le poisson, en nous diffusant l'accompagnement 2 tons plus bas !!
Des larmes, de tristesse lorsqu'une remarque est partie trop vite, sous la tension de l'enregistrement.
Des larmes, de joie, lorsqu'on a terminé l'enregistrement.
Des moments de folies lorsque Daniel a fait une roulade au sol au milieu des micros puis et qu'ils ont dansé le rock, François et lui, dans une bonne partie de rigolade.
De l'émotion lorsqu'on a dit au revoir à Thomas qui quitte notre choeur et part vivre à Düsseldorf.
Bref des week-end comme ça, on n'en vit pas souvent et il faut en capter la valeur.
mercredi 14 mars 2012
lundi 10 octobre 2011
Pas plus qu'avant mais plus qu'après

Aujourd'hui j'avais les négociations du budget de notre association. Quelle galère, en résumé, voilà pourquoi je travaille sans cesse... j'essaie de faire beaucoup avec peu en espérant obtenir plus, mais on me dit qu'il faut compter moins pour faire tout autant, voir plus et mieux.
Et je me retrouve un peu dépitée. Tout ça pour faire tourner une institution, des deniers des deniers. OU sont passés les sous ??
Bonne fin de journée
lundi 6 juin 2011
Frissons
Dans la nuit de vendredi à samedi, je reçois un sms de ma fille. "pourrais-tu venir me chercher". Il devait être 2h30 du matin ! Je me disais qu'une nouvelle fois, elle s'était mal organisée. La copine chez qui elle devait aller dormir, n'avait pas envie de rentrer, elle s'amusait "pire bien". Le train pyjama était déjà parti. ça me surprend toujours, venant d'elle, qui semble si débrouille, de s'y prendre aussi mal et de se retrouver en ville sans savoir où aller. Donc elle m'appelle.
Avec mes deux grands enfants, je tiens à ce qu'ils puissent, "si jamais", pouvoir m'appeler sans qu'on en fasse toute une histoire. C'est clair que je leur demande de s'organiser et prévoir, mais je préfère 100000x faire le déplacement, même au milieu de la nuit, plutôt que de les savoir en train d'attendre le premier train du matin dans des zones franchement peu sûres à ces heures-là.
Me voilà partie pour Lausanne et quand je dois sortir comme ça du lit, j'ai des frissons partout. Je mets ma grosse veste d'hiver et de bonnes chaussures, un peu comme si j'allais la chercher à pied !! Dans la voiture je mets la musique et je déguste un bonbon aux herbes suisses !!!
Il y avait cette ambiance de nuit froide, brumeuse, sans étoile. Sur ma route je croise une ambulance revenant en direction de l'hôpital près de chez moi. Sans gyrophare, j'ai toujours envie de penser qu'il ne s'agit pas d'une urgence. Un peu plus loin je croise la voiture des médecins qui accompagnent les ambulanciers. Je pense... "j'espère pas un accident". Un ban de brouillard planait dans le replat de la vallée, comme un soupçon de mystère dans cet endroit habituellement si commun.
Un peu plus loin, la route est fermée, plusieurs signaux barrent la route. J'ai un frisson qui me courent le long de la colonne mais je continue en direction de l'autoroute.
Je retrouve ma fille à Lausanne et nous rentrons tranquillement. Au retour la route est toujours barrée, il a dû se passer quelque chose. Heureusement ma fille est là, elle est rentrée et je crois que pour une maman, on est tranquille que lorsqu'ils sont rentrés de leur escapades nocturnes.
Aujourd'hui, alors que je roulais sur la fameuse route barrée de l'autre soir, sans y penser d'ailleurs, je vois contre le pilier d'un pont, un amoncellement de fleurs, des bougies, une peluche. Un nouveau frisson me fait tressaillir. C'était bien arrivé et c'était très grave. La barrière de sécurité est arrachée.
En parlant avec ma fille, elle me dit que c'est une fille de son âge qui habite la région. Moins de 20 ans. Dont la voiture pour une raison encore inexpliquée a dévié de sa trajectoire et est venue s'encastrer dans le pied du pont. Je pense à ses parents, qui souffrent, qui auraient préféré 100000x aller chercher leur fille au milieu de la nuit. Bientôt mes enfants conduiront aussi.
Avec mes deux grands enfants, je tiens à ce qu'ils puissent, "si jamais", pouvoir m'appeler sans qu'on en fasse toute une histoire. C'est clair que je leur demande de s'organiser et prévoir, mais je préfère 100000x faire le déplacement, même au milieu de la nuit, plutôt que de les savoir en train d'attendre le premier train du matin dans des zones franchement peu sûres à ces heures-là.
Me voilà partie pour Lausanne et quand je dois sortir comme ça du lit, j'ai des frissons partout. Je mets ma grosse veste d'hiver et de bonnes chaussures, un peu comme si j'allais la chercher à pied !! Dans la voiture je mets la musique et je déguste un bonbon aux herbes suisses !!!
Il y avait cette ambiance de nuit froide, brumeuse, sans étoile. Sur ma route je croise une ambulance revenant en direction de l'hôpital près de chez moi. Sans gyrophare, j'ai toujours envie de penser qu'il ne s'agit pas d'une urgence. Un peu plus loin je croise la voiture des médecins qui accompagnent les ambulanciers. Je pense... "j'espère pas un accident". Un ban de brouillard planait dans le replat de la vallée, comme un soupçon de mystère dans cet endroit habituellement si commun.
Un peu plus loin, la route est fermée, plusieurs signaux barrent la route. J'ai un frisson qui me courent le long de la colonne mais je continue en direction de l'autoroute.
Je retrouve ma fille à Lausanne et nous rentrons tranquillement. Au retour la route est toujours barrée, il a dû se passer quelque chose. Heureusement ma fille est là, elle est rentrée et je crois que pour une maman, on est tranquille que lorsqu'ils sont rentrés de leur escapades nocturnes.
Aujourd'hui, alors que je roulais sur la fameuse route barrée de l'autre soir, sans y penser d'ailleurs, je vois contre le pilier d'un pont, un amoncellement de fleurs, des bougies, une peluche. Un nouveau frisson me fait tressaillir. C'était bien arrivé et c'était très grave. La barrière de sécurité est arrachée.
En parlant avec ma fille, elle me dit que c'est une fille de son âge qui habite la région. Moins de 20 ans. Dont la voiture pour une raison encore inexpliquée a dévié de sa trajectoire et est venue s'encastrer dans le pied du pont. Je pense à ses parents, qui souffrent, qui auraient préféré 100000x aller chercher leur fille au milieu de la nuit. Bientôt mes enfants conduiront aussi.
samedi 4 juin 2011
Un fleuve pas si tranquille
Notre fleuve n'est jamais tranquille et je serai bien incapable de résumer les dernières semaines, tellement il s'est passé des choses si différentes.
Mon apéro d'au revoir de mon job de Lausanne
Un ptit voyage à Reims
Pas mal de soucis ...
Mon apéro d'au revoir de mon job de Lausanne
Un ptit voyage à Reims
Pas mal de soucis ...
... auxquels on s'efforce de trouver toujours une solution
Un IRM
Et pour couronner le pancake des problèmes avec les impôts
Eh non la vie n'est pas un long fleuve tranquille, d'ailleurs qui le prétendais... ? La mienne, ou la nôtre, si je prend l'ensemble de la petite famille, est faite de dizaine d'événements inattendus ou attendus, de haut ou de bas, et les jours s'écoulent pas si paisibles mais dans l'ensemble on retombe toujours sur nos pattes.
samedi 19 mars 2011
La grande vague
Des pensées pour les habitants sinistrés du Japon
La grande vague
Par Katsushika Hokusai, le grand maître de l'estampe japonaise (Edo [ aujourd'hui Tokyo] 1760 - Edo 1849)
La grande vague et ses griffes d'écumes.
mardi 14 décembre 2010
Temps de stress et de raz le bol
Comme chaque année, je retrouve la course de fin d'année, à croire qu'il faut rattraper à tout prix le jour prochain avant qu'il ne s'échappe, et que la terre s'arrêtera de tourner le 31 de ce mois....aaaaaAAAAAAaaaaaaattention plus que 17eeeeeeepttttttttttttt jours !
A l'occasion de mes 15 ans d'activité dans mon entreprise, j'ai été gratifiée d'une méga générosité ... juste de quoi se faire un tout petit mais tout petit resto. Et sans mes ados !
Au boulot, ces jours, du fait que je sois comptable, évidemment les fins et les débuts d'années sont forcément les périodes les plus chargées, mais le stress que tout le monde additionne à cette période pour terminer ci et ça avant les fêtes, je m'en passerai volontiers.
A cela, perso, je deviens totalement allergiques aux médecins, j'en ai tellement vu tout au long de l'année avec mes problèmes cardio, que subir encore des contrôles en décembre, c'est juste over to much. J'ai failli m'énerver grave vendredi lorsque ma cardiologue toujours aussi droite et froide, m'annonçait que je pouvais enfin bénéficier d'un médicament qui aurait un effet préventif sur ma maladie. Et que le dit médic est en réalité disponible sur le marché depuis 3 ans déjà. Je lisais des articles à ce sujet depuis un certain temps à chaque fois que je le lui demandais elle me rétorquait qu'il était encore en phase d'essai, ce qui était lamentablement faux. Alors je me dis parfois que ces gens sont vraiment trop payés pour faire autant d'erreurs. J'ai juste envie de prendre une année sabbatique de médecins et avec ma franchise obligatoire, qui représente une coquette somme de plus de fr. 1'100.-, partir en vacances..... et me faire du bien !
Bref un peu le raz de bol ces jours, juste tenir et ne pas absorber le stress des autres.
Pas très drôle mon article, mais ça me fait du bien de l'écrire et finalement sur mon blog je peux y mettre ce que j'ai envie... ahahaha ...
même une guêpière ? ;-)))
A l'occasion de mes 15 ans d'activité dans mon entreprise, j'ai été gratifiée d'une méga générosité ... juste de quoi se faire un tout petit mais tout petit resto. Et sans mes ados !
Au boulot, ces jours, du fait que je sois comptable, évidemment les fins et les débuts d'années sont forcément les périodes les plus chargées, mais le stress que tout le monde additionne à cette période pour terminer ci et ça avant les fêtes, je m'en passerai volontiers.
Sans compter que de nombreuses personnes sont de plus en plus fatiguées et insupportables, comme mon chef, d'autres dépriment totalement à cause du manque de soleil, à cela on ajoute les soucis pécuniaires qui sont certainement encore plus pesants en période de fêtes alors que les magasins sont surpeuplés d'acheteurs hystériques.
Et voilà, il faut tout faire, penser à tout, cumuler les tâches et assumer même celles auxquelles on ne pensait pas... Assumer mes ados qui inventent des nouveautés et qu'il faut sérieusement cadrer, cela toujours en solo, avec un papa totalement absent. Trouver du temps pour des jobs inattendus supplémentaires... Je ne sais en combien de morceaux j'arriverais à Noël et je n'ai même pas encore fait les cadeaux....
Bref un peu le raz de bol ces jours, juste tenir et ne pas absorber le stress des autres.
Pas très drôle mon article, mais ça me fait du bien de l'écrire et finalement sur mon blog je peux y mettre ce que j'ai envie... ahahaha ...
même une guêpière ? ;-)))
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