vendredi 31 juillet 2009
dimanche 26 juillet 2009
Tombée de la nuit
La nature répond à ce calme descendu tout doucement. Les oiseaux se sont tus, quelques animaux s'enfuient au bruit de mes pas dans les sous-bois. Là-bas, un chevreuil s'est osé à sortir du bois, brouter quelques herbes.
Comme un découpage sur papier noir, les silhouettes des arbres se dessinent sur ce ciel dégradé. Un fin croissant de lune apparaît peu à peu à l'horizon.
Au loin les moissonneuses battent les blés murent. Elles tourneront toute la nuit. Une brume vaporeuse s'est installée vers le Léman et le lac de Neuchâtel que je ne distingue presque plus. Le Mont-Blanc majestueux prend une teinte grise. Les Alpes sont déjà presque noires.
Le ciel sans nuage devient bleu sombre, mais aucune étoile ne se pointe pour l'instant, la lune, elle, se montre plus confiante maintenant. Les grillons chantent dans les talus aux herbes sèches.
Je rentre chez nous, la lumière aux fenêtres derrière les rideaux racontent toute la vie à l'intérieur, quelques notes de guitare et les rires des jeunes.
samedi 25 juillet 2009
A la tombée du jour
Le jour tombait, une pâle nuée
Du haut du ciel laissait nonchalamment,
Dans l’eau du fleuve à peine remuée,
Tremper les plis de son blanc vêtement.
La nuit parut, la nuit morne et sereine,
Portant le deuil de son frère le jour,
Et chaque étoile à son trône de reine,
En habits d’or, s’en vint faire sa cour.
On entendait pleurer les tourterelles
Et les enfants rêver dans leurs berceaux ;
C’était dans l’air comme un frôlement d’ailes,
Comme le bruit d’invisibles oiseaux.
Le ciel parlait à voix basse à la terre ;
Comme au vieux temps, ils parlaient en hébreu,
Et répétaient un acte du mystère ;
Je n’y compris qu’un seul mot, c’était : Dieu.
Du haut du ciel laissait nonchalamment,
Dans l’eau du fleuve à peine remuée,
Tremper les plis de son blanc vêtement.
La nuit parut, la nuit morne et sereine,
Portant le deuil de son frère le jour,
Et chaque étoile à son trône de reine,
En habits d’or, s’en vint faire sa cour.
On entendait pleurer les tourterelles
Et les enfants rêver dans leurs berceaux ;
C’était dans l’air comme un frôlement d’ailes,
Comme le bruit d’invisibles oiseaux.
Le ciel parlait à voix basse à la terre ;
Comme au vieux temps, ils parlaient en hébreu,
Et répétaient un acte du mystère ;
Je n’y compris qu’un seul mot, c’était : Dieu.
Poème de
Théophile Gautier 1834
mardi 21 juillet 2009
samedi 18 juillet 2009
vendredi 17 juillet 2009
vendredi 10 juillet 2009
Boissons fraîches !!
mercredi 8 juillet 2009
Bonne Nouvelle

Enfin une de bonne !!! Sablons le moussy ! Les résultats du scan cardio révèlent que la situtation est "stable", nouvelle que je prends évidemment dans un sens tout relatif car le grand sage professeur n'a pas encore dit son dernier mot. Mais nouvelle qui, aussi minime qu'elle soit dans ce contexte... ME RAVIT TOTALEMENT ! C'est un peu comme quand la météo nous dit qu'il va faire beau mais avec quelques passages nuageux, pluies éparses, orages éventuels !! Le principal c'est qu'il fasse beau ;-)
mardi 7 juillet 2009
Nos mains

Sur une arme les doigts noués
Pour agresser, serrer les poings
Mais nos paumes sont pour aimer
Y'a pas de caresse en fermant les mains
Longues, jointes en une prière
Bien ouvertes pour acclamer
Dans un poing les choses à soustraire
On ne peut rien tendre les doigts pliés
Quand on ouvre nos mains
Suffit de rien dix fois rien
Suffit d'une ou deux secondes
A peine un geste, un autre monde
Quand on ouvre nos mains
Mécanique simple et facile
Des veines et dix métacarpiens
Des phalanges aux tendons dociles
Et tu relâches ou bien tu retiens
Et des ongles faits pour griffer
Poussent au bout du mauvais côté
Celui qui menace ou désigne
De l'autre on livre nos vies dans des lignes
Quand on ouvre nos mains
Suffit de rien dix fois rien
Suffit d'une ou deux secondes
A peine un geste, un autre monde
Quand on ouvre nos mains
Un simple geste d'humain
Quand se desserrent ainsi nos poings
Quand s'écartent nos phalanges
Sans méfiance, une arme d'échange
Des champs de bataille en jardin
Le courage du signe indien
Un cadeau d'hier à demain
Rien qu'un instant d'innocence
Un geste de reconnaissance
Quand on ouvre comme un écrin
Quand on ouvre nos mains.
J.J. Goldmann
lundi 6 juillet 2009
samedi 4 juillet 2009
L'école est finie !
Dernier jour d'école : le 2 juillet 2009
Mes deux enfants sont dehors de l'école "obligatoire". Et c'est sans regret que nous tournerons cette page, pénible et qui pourtant a fait partie de notre quotidien pendant toutes ces années.

Cri de joie, car son certif, il l'a en poche.
Cri de joie parce que je sais que mon fils va enfin faire une formation qu'il a choisie.
Cri de colère car le système scolaire, après une réforme sur laquelle on misait beaucoup, née dans un contexte d'austérité budgétaire, n'a pas pu se développer comme on l'espérait.
Cri de colère car les premiers payeurs de ce faux départ, ce sont nos enfants qui ont subit des changements d'évaluation, changement de méthode et de ci et ça au fur et à mesure de leur scolarité.
Cri de colère face à certains profs totalement démissionnaires qui se cachent derrière leur job de fonctionnaire à faire leurs heures de présence, qui ont perdu la valeur principale de leur métier qui est d'amener un enfant à trouver sa voie et son parcours, et cela même s'il n'est pas forcément un matheux ou un littéraire.
Cri de colère quand ma fille se faisait harceler dans le bus scolaire et que le directeur m'expliquait que le transport n'était pas sous sa responsabilité. Et que les médiateurs des bus n'étaient là que pour protéger les chauffeurs.
Cri de regret quand le centre logopédique a demandé un appui pour mon fils à la logopédiste scolaire mais que celle-ci ne pouvait le prendre que dans un délai d'un an.
Cri de regret quand j'ai essuyé les refus par 2 fois pour que mon enfant puisse refaire son année afin qu'il assure mieux ses connaissances, passant tous les jours plusieurs heures de devoirs à la maison pour qu'il rattrape tout ce que la maîtresse ne lui avait pas expliqué. (économie économie... peu importe si l'enfant n'est pas bien dans sa scolarité) !
Cri de regret quand j'ai vu le désintérêt du directeur pour les stages pré-professionnels de mon fils. Trop occupé à faire la police dans la cour de récré.
J'ai encore des cris qui me sortent du ventre, comme parent je me dis qu'on est là pour essayer de faire changer les choses, pour nos enfants et ceux des autres.
Cri de joie car je n'aurai plus ces cris de colère, et les regrets finiront par s'effacer en voyant mes enfants s'épanouir dans leur avenir.
1er jour d'école : le 25 août 1998
mercredi 1 juillet 2009
L'été sera beau
AlOrs ça gazOuille ??
SOudainement un jOur de mai, le nid fut abandOnné. Plus rien... Je me suis bien demandé ce qui s'était passé !
Il y a deux semaines à peine, à ma grande surprise, deux familles hirOndelles sOnt arrivées et j'ai vu pOindre les petits becs de leurs hirOndelons il y a quelques jOurs.
ça gazOuille ça gazOuille, les parents n'Ont pas une minute, heureusement que le garde-manger de mOuches est bien rempli !
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