vendredi 27 mars 2009
mercredi 25 mars 2009
La Venoge
Dimanche dernier, je suis allée me promener aux sources de la Venoge. C'est un endroit dans les rochers qu'on appelle "Le Chauderon". Tout semble très calme et pourtant juste en contre-bas on s'aperçoit du débit impressionnant de ces sources.
Voici un poème inspiré par cette rivière.
«La Venoge»
par Jean Villard-Gilles
On a un bien joli canton :
des veaux, des vaches, des moutons,
du chamois, du brochet, du cygne ;
des lacs, des vergers, des forêts,
même un glacier, aux Diablerets ;
du tabac, du blé, de la vigne,
mais jaloux, un bon Genevois
m’a dit, d’un petit air narquois :
– Permettez qu’on vous interroge :
Où sont vos fleuves, franchement ?
Il oubliait tout simplement
la Venoge !
Un fleuve ? En tout cas, c’est de l’eau
qui coule à un joli niveau.
Bien sûr, c’est pas le fleuve Jaune
mais c’est à nous, c’est tout vaudois,
tandis que ces bons Genevois
n’ont qu’un tout petit bout du Rhône.
C’est comme : «Il est à nous le Rhin !»
ce chant d’un peuple souverain,
c’est tout faux ! car le Rhin déloge,
il file en France, aux Pays-Bas,
tandis qu’elle, elle reste là,
la Venoge !
Faut un rude effort entre nous
pour la suivre de bout en bout ;
tout de suite on se décourage,
car, au lieu de prendre au plus court,
elle fait de puissants détours,
loin des pintes, loin des villages.
Elle se plaît à traînasser,
à se gonfler, à s’élancer
– capricieuse comme une horloge –
elle offre même à ses badauds
des visions de Colorado !
la Venoge !
En plus modeste évidemment.
Elle offre aussi des coins charmants,
des replats, pour le pique-nique.
Et puis, la voilà tout à coup
qui se met à fair’ des remous
comme une folle entre deux criques,
rapport aux truites qu’un pêcheur
guette, attentif, dans la chaleur,
d’un œil noir comme un œil de doge.
Elle court avec des frissons.
Ça la chatouille, ces poissons,
la Venoge !
Elle est née au pied du Jura,
mais, en passant par La Sarraz,
elle a su, battant la campagne,
qu’un rien de plus, cré nom de sort !
elle était sur le versant nord !
grand départ pour les Allemagnes !
Elle a compris ! Elle a eu peur !
Quand elle a vu l’Orbe, sa sœur
– elle était aux premières loges –
filer tout droit sur Yverdon
vers Olten, elle a dit : «Pardon !»
la Venoge !
«Le Nord, c’est un peu froid pour moi.
J’aime mieux mon soleil vaudois
et puis, entre nous : je fréquente !»
La voilà qui prend son élan
en se tortillant joliment,
il n’y a qu’à suivre la pente,
mais la route est longue, elle a chaud.
Quand elle arrive, elle est en eau
– face aux pays des Allobroges –
pour se fondre amoureusement
entre les bras du bleu Léman,
la Venoge !
Pour conclure, il est évident
qu’elle est vaudoise cent pour cent !
Tranquille et pas bien décidée.
Elle tient le juste milieu,
elle dit : «Qui ne peut ne peut !»
mais elle fait à son idée.
Et certains, mettant dans leur vin
de l’eau, elle regrette bien
– c’est, ma foi, tout à son éloge –
que ce bon vieux canton de Vaud
n’ait pas mis du vin dans son eau…
la Venoge !
Jean Villard-Gilles
Port-Manech, juillet 1954
lundi 23 mars 2009
Annick
samedi 21 mars 2009
Faire les bons choix
Prendre les bonnes décisions, faire les bons choix au bon moment. On en est tous à se poser les mêmes questions. Tous, les cartes de nos vies entre les mains. Rester acteur de sa propre vie.
Paroles de "African tour"
Quelques fantômes m'accompagnent
Y'aura des déserts, des montagnes
A traverser jusqu'à l'Espagne
Et après... Inch'allah
On a de mauvaises chaussures
L'argent cousu dans nos doublures
Les passeurs doivent nous attendre
Le peu qu'on a ils vont le prendre
Et après...
Est-ce que l'Europe est bien gardée ?
Je n'en sais rien
Est-ce que les douaniers sont armés ?
On verra bien
Si on me dit, c'est chacun chez soi
Moi je veux bien, sauf que chez moi
Sauf que chez moi y'a rien
Pas de salon, pas de cuisine
Les enfants mâchent des racines
Tout juste un carré de poussière
Un matelas jeté par terre
Au dessus... Inch'allah
Vous vous imaginez peut-être
Que j'ai fait tous ces kilomètres
Tout cet espoir, tout ce courage
Pour m'arrêter contre un grillage
Est-ce que l'Europe est bien gardée ?
Je n'en sais rien
Est-ce que les douaniers vont tirer ?
On verra bien
Si on me dit, c'est chacun chez soi
Moi je veux bien, sauf que chez moi
Sauf que chez moi y'a rien
Je n'en sais rien
On verra bien
Moi, je veux bien
Sauf que chez moi...
La moitié d'un échafaudage
J'en demande pas davantage
Un rien, une parole, un geste
Donnez-moi tout ce qu'il vous reste
Et après...
Je n'en sais rien
On verra bien
Moi, je veux bien
Sauf que chez moi...
Déjà nos villages s'éloignent...
dimanche 15 mars 2009
Promenade
Ne résistant pas à l'appel de la balade, suis partie sur la colline. Les rayons de soleil brillaient fort depuis plus d'une heure et me donnaient envie de trouver un endroit calme juste pour profiter. Après avoir croisé une multitude de marcheurs du dimanche, un coin à l'abri des regards dans l'herbe s'offrait à moi, juste face au soleil. Je m'y installais et laissais alors les rayons caresser ma peau, mes idées voleter dans le ciel parmi les branchages au-dessus de ma tête, mon corps se détendre et ne penser plus à rien, se vider, se laisser s'imprégner par l'environnement. Le bruit de ma rivière au loin, les oiseaux, un peu de vent.. Des nuages vinrent voiler ce moment bienfaisant et un souffle me fit frissonner. Mes pensées me rattrapaient déjà, comment continuer, faire un quelconque projet, comment aider mes enfants, mieux, comment rester sereine, une douleur violente m'a traversé la tête ce matin, du côté droite, on dira que ce n'était que psychosomatique, bien sûr, il faut rester calme, faire le point, à chaque moment, attendre une opération délicate sans perdre confiance. De nouveau mes soucis me hantent, je vais rentrer car j'ai presque froid. Ce moment m'aura fait du bien, tout de même.
Concert de Francis Cabrel à Lausanne
samedi 14 mars 2009
Bouquet de soleil
vendredi 13 mars 2009
jeudi 12 mars 2009
Renaissance

mardi 10 mars 2009
La maison de mon enfance


En décembre dernier, mes parents ont dû quitter leur maison. Des échéances ont été fixées par ces bureaucrates sans cœur ni humanité. Pour des histoires de banques, d’assurances, pour la raison qu’ils sont âgés de plus de 70 ans… ils ont dû s’en aller. Mes frères et moi n’y pouvons rien changer, et nous avons tout essayé.
Ma mère a débarrassé de nombreux souvenirs, ceux-ci peu à peu sont venus remplir des sacs poubelles. A quoi bon garder ça… Mon père a vidé la petite cabane, débarrassé la cave, les meubles ont été donnés, triés, ils n'ont gardé que l’essentiel pour aller dans un petit appartement. Notre cabane de Davy Croquet est partie en morceaux à la déchetterie, les choses les unes après les autres ont été démontées. Le grand sapin qui datait de plus de 200 ans a dû être abattu car il était trop prêt de la limite de la parcelle. Les lois sont là !
lundi 9 mars 2009
vendredi 6 mars 2009
mardi 3 mars 2009
≈ extrait du journal d'une adoption ≈









lundi 2 mars 2009
dimanche 1 mars 2009
La forêt blessée
Depuis les intempéries de ce début d'année, le petit chemin qui mène à la forêt était fermé. Les chutes de neige, les pluies givrantes et le vent se succédant, les arbres se sont pliés sous le poids de toute cette neige mais certains n'ont pas résisté et se sont rompus. La douceur de ces derniers jours, a permis aux bûcherons, d'enlever de nombreux arbres qui menaçaient encore de céder.


