vendredi 17 septembre 2010

Faut-il toujours galérer pour avancer...

Quelques pensées personnelles, questions que je me pose à moi-même. Aucunement pour pleurer sur mon sort, je sais bien que je suis encore privilégiée sur cette planète. Juste pour faire un peu le point, peut-être pour m'éclaircir la tête ! Introspections qui me reviennent régulièrement. Pourquoi ? Je n'en sais rien, peut-être parce que j'ai vécu ces deux dernières semaines à un rythme effréné, que je suis épuisée, que divers éléments, comme la perte d'une amie chère, mes examens médicaux, une nouvelle proposition d'emploi, me font gamberger et me remettre en question.


Je suis dans une sorte de cercle que je n'arrive pas à modeler différemment. Dans un sens ma santé, eh oui encore elle, qui me restreint au niveau de mon emploi. Je n'arrive pas à augmenter mes pourcentages de travail,  ce qui me restreint dans mes choix professionnels. Ces emplois qui me font gagner modestement. Revenus modestes qui nous font vivre modestement, qui nous empêchent de faire quoique ce soit de plus, comme de voyager ou de profiter d'autres loisirs. Loisirs et désirs de mes ados auxquels je ne peux répondre. Et là encore j'aimerais pouvoir profiter plus avec eux, mais c'est difficile de concilier nos 3 agendas, surtout les leurs, et la cruelle impression de rater quelque chose, l'impression qu'on pourrait faire mieux. Enfants que j'élève toute seule depuis des années. Certes je pense aussi, que si mes enfants sont confrontés à des refus, ça ne peut que les aider à grandir et à structurer leurs demandes. Mais à chaque fois que j'aimerais y répondre, je me sens frustrée de ne pouvoir leur donner plus. Il faut calculer pour tout. La pension de leur père qu'il n'augmente jamais et pour laquelle il trouve toujours prétexte à râler, comme si je lui coupais ses vivres, et qu'il n'arrive pas à comprendre que c'est une toute petite part de contribution aux frais des enfants qui sont, de plus, les deux en formation ! Tout cela me fait reconsidérer mes revenus, et le besoin de travailler plus et la réponse toute simple, c'est qu'il ne m'est pas possible d'en faire plus, je n'arrête pas, des tonnes de trucs à faire, mes journées finissent à 23h et là je suis au-delà de mes limites, et ma santé va en payer le prix, ce qui n'est pas la bonne recette. Ma santé qui me coûte tellement chère, bien au-delà de ce que me rembourse l'assurance, et encore une dépense que je préférerai attribuer à me reposer en vacances avec mes enfants.


J'ai fait le tour du cercle et je ne trouve toujours aucun moyen d'y changer un seul élément, la seule chose qui change ce sont mes enfants, qui grandissent, auront bientôt leur métier, leur revenu et leur vie indépendante de moi.


Je me demande si tout cela à encore un sens, à force de tourner tous les éléments dans tous les sens. Le bonheur d'être en vie et de pouvoir continuer à essayer de faire quelque chose de bien, au moins pour mes enfants...


Pensées, pensées, la réalité sonne rapidement à ma porte pour me remettre les idées là où il faut qu'elles soient : mes enfants ont faim ! ça c'est bien réel, je dois préparer le dîner et après sortir la lessive... La vie continue avec des choix qui nous appartiennent à ce qu'il paraît...

9 commentaires:

Françoise a dit…

Tu sais, Pinky, je suis sûre que tes enfants voient tout ce que tu fais pour eux. Et le plus important, ce ne sont pas les super vacances, non, l'important c'est l'amour que tu as pour eux, l'amour que tu leur prodigues.
Je suis touchée par ton désarroi, je ne peux pas faire grand chose, à part te dire ces mots.
Ne te décourage pas, surtout. Tu es une femme très courageuse, et tu peux en être fière.
Très amicalement, je t'embrasse.

""°o.O Nancy O.o°"" a dit…

*** Tu fais de ton mieux Pinky pour tes enfants et pour toi. Que peux-tu faire de plus ?
Non, nos vies ne sont pas seulement dépendantes de notre vouloir, il y a tant d'éléments qui tournent autour et que nous ne pouvons pas contrôler !
Élever ses enfants est loin d'être simple et encore moins simple quand on se retrouve seule.
Je te comprends Pinky. Rien n'est simple et je te trouve très courageuse. Tes enfants doivent être fiers de toi, même s'ils ne te le montrent pas aujourd'hui, plus tard, ils s'en rendront forcément compte.
Tes enfants sont en bonne santé et tu les as à tes côtés... il faut se concentrer sur cela parce que finalement c'est essentiel.
GROS BISOUS PINKY, je suis avec toi par la pensée, je te soutiens. Repose-toi ce week-end si tu le peux. BISOUS BISOUS BISOUS !!! ***

Philippe Bullot a dit…

Même si ce ne sont que des mots, je comprends ce que tu vis. Je suis sur que tes enfants comprennent et t'aiment.

Anonyme a dit…

Je crois que tes enfants ont besoin de toi et que tu es très importante pour eux, que deviendront-ils sans toi? Je n'imagine pas une journée de travail qui finit à 23 heures, il faut avoir du temps pour le relax et le calme, pour parler avec eux et pour toi même...Je ne sais pas si, en espagnol, je pourrais te dire les choses d'une autre façon, sûrement, mais considère un autre boulot s'il te permet d'avoir du temps pour toi, et en plus il ya ta santé... Ma copine du plus joli pays du monde! Je t'embrasse...
Paloma.

Pinky a dit…

Merci les amis pour vos gentils messages.
Bisous et bonne nuit

Le Journal de Chrys a dit…

Ohhh je connais ça puisque je suis seule avec mes deux enfants (13 et 20 ans)et une petite pension que le papa refuse d'augmenter. Du coup, j'ai fait appel au JAF devant lequel nous passerons bientôt!


COURAGE!!!!

Anonyme a dit…

Bonne nuit à toi aussi Pinky, je t'embrasse très fort!

""°o.O Nancy O.o°"" a dit…

*** Hello Pinky :o) !un gentil petit bonjour pour toi ce lundi matin ! BISOUS BISOUS BISOUS ! :o) ***

""°o.O Nancy O.o°"" a dit…

*** Un petit bonjour en ce mercredi matin ! Je te souhaite une bien jolie journée Pinky !!!!! ***

A vous qui visitez mon blog, je vous offre une fleur, un coeur à emporter chez vous, plein de bonheur...