Bientôt 2 ans que je n'ai pas remis un mot sur ce site. La vie nous emmène dans un tourbillon.. ce n'est pas nouveau.
En 2017, en janvier, j'ai débuté l'année très difficilement par une importante opération de l'aorte. La 6 ème que mon pauvre corps subissait. Cette fois c'était abdo-iliaque. Encore une fois, malgré la pénibilité du moment, les soins, j'ai fini par pouvoir reprendre ma vie, puis un rythme quasi normal. Je pense qu'on était déjà au mois d'août.
Dans cette intervalle, mon fils m'apprenait que sa copine était enceinte. Bébé surprise comme on dit. Le hic c'est que mon fils n'était pas plus éperdu d'amour pour elle. Sa copine avait prétendu être stérile et une fois que c'est fait, ben c'est compliqué. J'ai dû soutenir mon fils qui partait sur un chemin de vie qui se présentait à lui, assez malgré lui.. Pas facile du tout, de se projeter, alors qu'on a envie de profiter de la vie autrement et pas dans ce contexte.
Par bonheur le petit bout de chou est né, il y a 1 an maintenant. En bonne santé et tout va bien, beau à croquer. Mon fils a commencé à paterner assez bien. Je regardais ses gestes délicats, assez sûrs, entourer la mère de son enfant avec tant d'attention. Il était devenu papa !
De notre côté, nous avons entouré ce jeune couple d'autant de bienveillance que possible. Aussi bien les moins précédents la naissance qu'après. J'ai presque osé rêver au bonheur. Pourtant je savais que pour mon fils, le rôle de papa lui avait été imposé et qu'il subissait énormément de critiques venant d'elle. Tout au long de la grossesse déjà... après ça été encore plus intense. Il ne faisait jamais assez bien pour elle. Je souffrais d'entendre ces remarques et ce harcèlement. Une surveillance permanente, depuis la sortie du travail jusqu'à la maison, à demander toutes les 2 min par sms ce qu'il est "encore" en train de faire. Je ne donnais pas cher de ce petit couple. Comment supporter cela, j'en aurai été incapable. Leur histoire s'est terminée le 24 décembre.
J'ai pensé que l'éloignement serait plus vivable finalement pour eux. Mais à l'inverse, les choses ont empiré, elle est allé chez le juge pour dire que mon fils avait tous les vices possibles. La juge a pris de mesures de protection immédiate de l'enfant avec éloignement du père.
Depuis plusieurs mois maintenant, les enquêtes ont eu lieu, et ont démenti ces accusations. Pourtant mon fils ne voit son bébé qu'une fois à quinzaine 1 h. On en est là. L'histoire est à fendre le cœur, car il souhaite juste voir son enfant grandir et participer à sa vie. Mais elle refuse. Les avocats font leur boulot, les avis de professionnel sont pour un retour à la normale avec une garde de même type que les couples divorcés mais elle fait tout pour empêcher cela, rien ne l'arrête. Maintenant elle dit que son enfant ne supporte plus les visites à quinzaine car ça le rend malade.
Bref l'histoire est douloureuse. Pour ma part je n'ai plus vu l'enfant depuis décembre, lorsqu'elle m'a annoncé qu'elle avait "attrapé" une phobie contre moi. à son insu... sans savoir pourquoi, elle ne me supportait plus !! J'ai pris une sacré baffe, très douloureuse ce jour-là, alors qu'avec autant de respect possible, j'avais essayé d'être proche sans être la belle-mère aux conseils trop pesants... ensuite avec les accusations portées sur mon fils, je n'ai par, conséquence, pas réessayé de la voir ni elle, ni le bébé. J'en ai souffert... mais maintenant je me suis faite à l'idée que je ne verrai pas mon petit-fils grandir.
Tout cela blesse jour après jour, je souffre beaucoup pour mon fils qui ne peut voir son enfant. Comment c'est possible d'en arriver là... personne ne comprend. La manipulation est extrême. Par contre je me dis que l'enfant pour l'instant semble bien se porter... j'ai vu une ou deux photos et il semble être bien. Certainement hyper protégé par sa mère, ce qui n'est pas trop mal pendant cette époque fusionnelle entre une mère et son enfant. Pour la suite, j'espère que ce petit aura des contacts avec son père, cela me semble être son droit d'avoir un papa.
Avec tout cela, j'ai passé une année 2018 difficile. Les soucis pesants n'ont pas aidés ma santé. Séjour à l'hôpital en mars, pour hémorragie interne. Puis épistaxis importante, qui m'ont mises une fois de plus au tapis. Et il y a 2 semaines j'ai eu un grave accident vasculaire, j'ai été prise d'une violente douleur à la poitrine en faisant mon ménage.... Ambulance... hélico... j'ai pensé que cette fois c'était fini. Grâce à Dieu et aux soins prodigués, je m'en suis sortie... La suite on verra, peut-être encore une chirurgie d'ici quelques mois, mais d'abord je dois me remettre de cette dissection aortique.
Bilan de ces presque 2 ans, la vie est un tourbillon, ou peut-être une tornade... et quand ça retombe, on regarde ce qui tient encore et tout ce qui a été détruit. Et on reconstruit...