La nature répond à ce calme descendu tout doucement. Les oiseaux se sont tus, quelques animaux s'enfuient au bruit de mes pas dans les sous-bois. Là-bas, un chevreuil s'est osé à sortir du bois, brouter quelques herbes.
Comme un découpage sur papier noir, les silhouettes des arbres se dessinent sur ce ciel dégradé. Un fin croissant de lune apparaît peu à peu à l'horizon.
Au loin les moissonneuses battent les blés murent. Elles tourneront toute la nuit. Une brume vaporeuse s'est installée vers le Léman et le lac de Neuchâtel que je ne distingue presque plus. Le Mont-Blanc majestueux prend une teinte grise. Les Alpes sont déjà presque noires.
Le ciel sans nuage devient bleu sombre, mais aucune étoile ne se pointe pour l'instant, la lune, elle, se montre plus confiante maintenant. Les grillons chantent dans les talus aux herbes sèches.
Je rentre chez nous, la lumière aux fenêtres derrière les rideaux racontent toute la vie à l'intérieur, quelques notes de guitare et les rires des jeunes.
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